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Visites ‘spirituelles’ de la Cathédrale d'Angoulême par P. Braud ou R. Houdusse : Mercredi-Jeudi-Vendredi à 18h en Juillet-Août
Mardi 20 septembre 2005

Retrouvez « Première Séance », la chronique cinéma de Frédéric Sabourin tous les mercredis sur RCF Accords (Angoulême 96.8) à 7h55 et 18h25



Le Parfum de la dame en noir

de Bruno Podalydès. France 2005. 300 copies ; 115mn. Avec : Denis Podalydès (Joseph Rouletabille) ; Sabine Azéma ; Jean-Noël Brouté ; Olivier Gourmet ; Pierre Arditi ; Michael Lonsdale ; Zabou Breitman ; Bruno Podalydès…

Rouletabille et Sainclair assistent au mariage de Mathilde Stangerson et Robert Darzac. Quelques jours auparavant, le prestidigitateur Larsan (ancien amant de Mathilde qui avait tenté de l’assassiner dans la chambre jaune) mourait sur scène. Mathilde et Robert se rendent chez leurs amis Edith et Arthur Rance, au château d’Hercule. Sainclair et Rouletabille les rejoignent, et  ce dernier sait que la dame en noir est sa mère, qui venait le voir au pensionnat, dégageant un étrange parfum aux effluves sacrées…
 
Vous êtes perdus ? Pas grave, poussez quand même la porte d’un cinéma pour y déguster et vous enivrer du Parfum de la dame en noir, sorte d’adaptation rocambollesque du roman de Gaston Leroux en 1909. L‘univers est proche du policier en style BD aux accents de Tintin, burlesque et morbide à la fois. Peut-être le meilleur terme serait « astucieux », comme le sont les frères Podalydès, Denis et Bruno.
 
Le casting de rêve donne du corp aux répliques d’anthologie, du genre : « mais alors, si il n’est pas mort, c’est qu’il est vivant ? ». Pierre Arditi, Olivier Gourmet, Vicent Elbaz, Denis Podalydès, Jean-Noël Brouté, et surtout Sabine Azéma et Zabou Breitman…
 
Même si, il faut bien l’avouer, on est un peu perdu dans le scénario, il faut accepter de se faire promener pour apprécier le film. On est dans la comédie, l’essentiel est de rire, pas d’être dans le psychodrame…
 
Le Parfum de la dame en noir nous envoûte avec légèreté et humour, tout le monde aime y jouer la comédie, réalisateur en tête.
 
Une manière efficace de lutter contre la lancinante question qui assaille le spectateur depuis quelques semaines : « qu’est-ce qu’on peut voir en ce moment au cinéma ? ». Réponse : suivez les effluves d’un parfum rare et précieux. 
 
Kiss Kiss, Bang Bang 
 de Shane Black. Etats-Unis 2005. 280 copies. 1h42mn. Avec : Robert Downey Jr ; Val Kilmer ; Michelle Monoghan…
 
Ca ressemble à un polar de série B, mais le style décalé et par moment burlesque fait de Kiss kiss, Bang bang un moment plutôt agréable et bien enlevé.
 
L’histoire d’un escroc à la petite semaine qui se retrouve par hasard dans un bureau de casting pour polar hollywoodien. Il obtient le rôle. Il doit ensuite paufiner son personnage à l’aide d’un detective privé gay. Mais ils ne vont pas tarder à se retrouver mêlés à une vraie histoire de meurtre…
 
Scénariste de L’Arme fatale et de Last Action Hero, Shane Black revisite le film d’action américain. Certes, le scénario n’est pas d’une très grande originalité, mais il agit comme une réjouissance vivifiante. Il y a dans ce Kiss kiss, Bang bang une sorte de ressort comique et parodique qui fait du bien. Tout est convenu, et c’est ce qui fait penser à un mauvais film de série B, mais dans le registre comique décalé, du coup, on se cale dans son fauteuil et on est heureux.
 
L’action se déroule sur une semaine, le rythme est soutenu, Los Angeles est filmée comme un personnage à part entière : il y a du bon dans ce film raconté par un narrateur qui accentue le côté ambiguë, vif et original.
 
Dans le paysage ciné de cette rentrée, et avant de vous parler la semaine prochaine du nouveau film d’Anne Fontaine Entre ses mains, un détour par Kiss kiss, Bang bang peut faire l’effet d’un anti-dépresseur qui certes n’est pas remboursé par la sécu procurera un certain plaisir égal au titre lui-même : « bang-bang » !

par fred sabourin publié dans : Actualités
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