les bienheureux du purgatoire sur la façade de la cathédrale d'Angoulême (12° siècle)regroupant les églises suivantes:
St Pierre (cathédrale) / St Ausone / St André / St Martial
et Notre Dame d'Obezine / chapelle de Beaulieu
(plan de la ville)

* Nous sommes le
  
* Nous fêtons aujourd'hui
Cliquez ici pour des infos sur les saints du jour à fêter
* Pour nous écrire: cathedrale16[at]yahoo.fr 
* Pour trouver un article, tapez un mot-clé dans la case RECHERCHER" ... 

NOUVEAU !
Visionner les dernières vidéos d'actualité dans le lecteur à droite

* Retrouvez les versions audio des dernières homélies du P. Braud sur
RCF / Radio Accords 16 le Dimanche à 8h30
Vous pouvez maintenant "podcaster" ces homélies !

Fêtes de N.D. de Fatima les 17-18 Mai à St André / repas paroissial à l’école de l’Enfant Jésus Dimanche 18 Mai à 12h
Samedi 28 janvier 2006
L’envoyée spéciale du quotidien « La Croix » s’est visiblement fait plaisir en flânant dans les rues du vieil Angoulême pendant le 33° Festival de la Bande Dessinée, en grimpant l’avenue de Cognac depuis le pont Saint-Cybard à travers le Jardin vert…
Elle relit pour nous Balzac, pour essayer de comprendre ce qui marque l’inconscient de notre cité angoumoisine…
Suivez le guide, Lucien Chardon devenu bientôt Lucien de Rubempré…

Article du 27/01/06
Angoulême, Balzac et Lucien Chardon

Sur les rives de la Charente, avant même Rastignac, Lucien Chardon, le héros des « Illusions perdues » de Balzac et futur Lucien de Rubempré, rêva de conquérir le grand monde
«Le jeune ambitieux venait de s’introduire dans l’hôtel de Bargeton en jetant la gloire comme un pont volant entre la ville et le faubourg… Ces paroles doivent paraître obscures à ceux qui n’ont pas observé les mœurs particulières aux cités divisées en ville haute et ville basse…»
Ce qu’Honoré de Balzac se proposait d’éclaircir en prenant Angoulême pour théâtre des
Illusions Perdues.

Aujourd’hui, qui s’arrête un instant sur le
pont Saint-Cybard, aux limites du faubourg de L’Houmeau, imagine sans peine les sentiments de son héros, Lucien Chardon – le futur Rubempré –, fils sans fortune d’un pharmacien de la ville basse, lorsqu’il levait les yeux vers le rocher d’Angoulême .

Depuis ce pont, on peut comme Lucien s’aventurer à la conquête de la cité dominatrice, enroulée sur son plateau.
« En haut la noblesse et le pouvoir, en bas le commerce et l’argent, deux zones sociales constamment ennemies… »
Non loin, au coin de la
place Saint-Jacques, au 141, rue de Paris, les balzaciens érudits reconnaissent à coup sûr la pharmacie de feu M. Chardon décrite dans le roman. Le successeur bienveillant de l’apothicaire avait laissé sa famille y demeurer en fond de cours, Lucien, sa sœur Ève et sa mère, une « Rubempré » dont le jeune arriviste entendait s’attribuer le nom.

"Personne n’ignore la célébrité des papeteries d’Angoulême"
Les rives de la Charente à Port L'houmeauDe cette place, il faut aller vers la Charente puis remonter le fleuve sur la gauche par le boulevard Besson-Bay qui ramène au pont Saint-Cybard.
«Personne n’ignore la célébrité des papeteries d’Angoulême qui, depuis trois siècles, s’étaient fortement établies sur la Charente…»
Balzac, écrivant ses lignes, ne doutait pas que le quartier laborieux de L’Houmeau allait voir son activité s’amplifier. Ce qui se produisit… avant son déclin du XXe siècle.

De nos jours, ces quartiers riverains du fleuve sont en pleine mutation. Les anciens entrepôts sont réhabilités. La Cité du papier devient
Cité de l’image. Revisitée par l’architecte Roland Castro, une ancienne friche industrielle est devenue Centre national de la bande dessinée et de l’image, tandis qu’à l’approche du pont, les établissements du Nil abritent désormais un fort intéressant Musée du papier.

Mais revenons à cette année 1821, où Lucien de Rubempré tentait de se hisser en haut de l’échelle sociale comme de l’imposant rocher d’Angoulême . Du pont Saint-Cybard, un sentier grimpe en pente raide à travers les jardins jusqu’au plateau. Il débouche sur le
rempart de Beaulieu qui s’achève sur la place ombragée du même nom. De là, on embrasse réellement cette ville qui domine d’un à-pic de 80 mètres le faubourg dans la courbe du fleuve.
«En arrivant sous les arbres de Beaulieu, il (Lucien) contempla la distance qui séparait Angoulême de L’Houmeau, les mœurs du pays avaient élevé des barrières morales bien autrement difficiles à franchir que ces rampes…»

Les remparts, en haut du "plateau"Le rempart change de nom et devient le
rempart du Midi. Le regard profite des hauteurs pour se perdre au loin, comme des fenêtres de ces cossues demeures posées sur la rampe. On débouche sur la place Saint-Pierre et l’on est aussitôt frappé en voyant la façade ouvragée de la cathédrale (inspire-t-elle les faiseurs d’images d’aujourd’hui ?) où la pierre romane raconte aux passants ses histoires pieuses depuis le XIIe siècle.

L’Hôtel des Postes a remplacé l’imprimerie que Balzac décrivait
La rue du SoleilLucien devait se sentir humble face à ces scènes du Jugement dernier. Son cœur battait toutefois d’autres chamades, il s’approchait du lieu de tous ses désirs, la demeure de Mme de Bargeton, à deux pas du parvis, au 61, rue du Minage. Encore aujourd’hui, cet hôtel d’Épernon semble mystérieux et hautain, au fond de son impasse. Lucien, le poète plein d’illusions, se rendait ensuite vers l’imprimerie de son ami Séchard qui l’employait. Nous lui emboîtons le pas, en tournant à droite, rue Beaulieu jusqu’à la place Francis-Louvel. À l’angle de la place, l’Hôtel des Postes a remplacé l’imprimerie que Balzac décrivait dans son ouvrage, en connaisseur de ces métiers.

la lanterne des morts près de l'église St AndréNous voici au cœur du plateau, fait d’étroites ruelles médiévales qui ne manquent pas de cachet. Depuis la place, par la
rue Taillefer nous longeons la façade de l’église Saint-André, l’une des plus anciennes d’Angoulême . La rue du Soleil puis la rue Froide nous mènent jusqu’à la place du Minage, calme comme les angelots qui soutiennent sa fontaine. On pourrait croiser Eugène de Rastignac, autre grande figure balzacienne originaire aussi d’Angoulême . Nous suivons ces héros dans la haute cité aux bâtisses à la pierre fine et aux portes épaisses. Aujourd’hui encore, elles ne s’ouvrent pas facilement aux inconnus.

Depuis la place du Minage, la
rue des Cordonniers permet de regagner le rempart qu’il faut suivre, avenue Aristide-Briand, jusqu’à la place du Palet, une ancienne porte de la ville. Bifurquant à gauche puis aussitôt à droite, voici la rue du Fort-de-Vaux, qui dégringole vers le fleuve aussi vite que survint la chute de Lucien de Rubembré, à Paris, après une éphémère étreinte du «grand monde».

Nous traversons la
route de Bordeaux et par la rue du Port, retrouvons les douces rives de Charente. Aménagées pour la promenade, elles forment de nos jours une coulée verte au creux de la ville. Rien à voir avec ces bruits et fureurs d’autrefois, lorsque s’affairaient sur ces rives les classes laborieuses dont notre héros avait les «illusions» de s’extraire.
Agnès MARRONCLE, à Angoulême
par Patrick BRAUD publié dans : Actualités
ajouter un commentaire commentaires (2)    créer un trackback recommander

Commentaires

Bonjour,
Je pense que parmi les visiteurs de votre blog, il y a certainement des amateurs d'histoire régionale.

Avec un petit groupe de passionnés d'histoire des Charentes, j'ai créé un site entièrement consacré à l'histoire de l'Angoumois, de la Saintonge et de l'Aunis. Il s'appelle Histoire Passion, et son adresse est http://www.histoirepassion.eu

Ce site est devenu, en 20 mois d'existence, le rendez-vous de tous les chercheurs en histoire, des généalogistes et des amoureux du patrimoine historique de cette région. Il reçoit entre 1000 et 1200 visiteurs/jour, et accueillera bientôt son 300.000 ème visiteur.

Il est réalisé par une petite de 9 rédacteurs, dont 5 sont originaires ou résidents dans les Charentes, 3 québécois et une britannique. L'équipe est pluridisciplinaire : érudits et chercheurs, latinistes, traductrice, photographe, dessinateur.

A ce jour, le site offre plus de 1000 pages à la lecture, une version anglaise, des forums.
On trouvera bientôt sur Histoire Passion environ un document par année depuis le 13ème siècle.
Il a été médaillé en 2007 par l'Académie de Saintonge

Je suis à votre disposition pour tout article, notice, etc. de présentation d'Histoire Passion.

Cordialement

Pierre
commentaire n° : 1 posté par : Pierre Collenot (site web) le: 02/04/2008 23:56:27
MERCI !!! votre site est en effet une mine d'or pour tous ceux qui veulent fouiller le passé sans aller aux Archives déparmentales ou autres! Je vais mettre un lien avec votre site, et je ferai un ou deux articles en le citant pour donner envie d'y aller.
BRAVO: c'est vraiment impressionnant de voir l'histoire de notre région aussi facilement accessible d'un clic de souris...
Nh'ésitez pas à me signaler les nouveautés éditoriales de chez vous.
Amiclament: Patrick
commentaire n° : 2 posté par : Patrick le: 04/04/2008 00:35:15

Trackbacks

Aucun trackback pour cet article

Un peu d'histoire

cliquez ici pour revenir à la page d'accueil  
Cliquez ci-dessous pour une présentation historique et architecturale:
de la Cathédrale
de l'église St Martial
de la chapelle N.D. d'Obezine


Vidéos d'actualité 
   

Recherche

Stats/ Traduction

depuis Septembre 2005
Web Counter visiteurs
Free Hit Counters pages vues
environ 13 000 visiteurs et 54 000 pages vues par mois actuellement
voila mon Google PageRank™
Pour traduire ces pages en anglais, en allemand ou autre, cliquez sur:
To translate these pages into English, in German or other, click on:
Um diese Seiten in Englisch, in Deutsch oder anderem zu übersetzen klicken Sie auf:


Traduction en anglais

Traduction en allemand

 

Images aléatoires

W3C

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
blog philosophie sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus