les bienheureux du purgatoire sur la façade de la cathédrale d'Angoulême (12° siècle)regroupant les églises suivantes:
St Pierre (cathédrale) / St Ausone / St André / St Martial
et Notre Dame d'Obezine / chapelle de Beaulieu
(plan de la ville)

* Nous sommes le
  
* Nous fêtons aujourd'hui
Cliquez ici pour des infos sur les saints du jour à fêter
* Pour nous écrire: cathedrale16[at]yahoo.fr 
* Pour trouver un article, tapez un mot-clé dans la case RECHERCHER" ... 

NOUVEAU !
Visionner les dernières vidéos d'actualité dans le lecteur à droite

* Retrouvez les versions audio des dernières homélies du P. Braud sur
RCF / Radio Accords 16 le Dimanche à 8h30
Vous pouvez maintenant "podcaster" ces homélies !

Visites ‘spirituelles’ de la Cathédrale d'Angoulême par P. Braud ou R. Houdusse : Mercredi-Jeudi-Vendredi à 18h en Juillet-Août
Mardi 15 janvier 2008
Homélie du Baptême du Seigneur   13/01/08
Jésus nous fait son cinéma... !
 
Voici de quoi faire un film Hollywoodien.
Il y a des effets spéciaux, des acteurs de genres. Si on voulait faire une affiche, pour ce film, je mettrais Jésus en premier plan, avec Jean l'évangile comme un scène de tournage d'un film...Baptiste en fondu, avec en arrière plan un mélange de vie et de mort, c'est-à-dire entre désert et oasis. Je mettrais sans doute une colombe qui traverse. D’ailleurs si on voulait faire une affiche pour un film d’Évangile, je ferais un peu pareil : Jésus en acteur principal, les douze, Marie, et Marie Madeleine en actrice secondaire avec peut-être Jean Baptiste. Dans la catégorie jeune espoir, je mettrais l’Esprit Saint. Il apparaît tout de même plusieurs fois : au baptême, à la remise de l’esprit ou encore à la Pentecôte, des rôles d’avenir pour la vie de l’Église.
Puis il y aurait tous les figurants. C’est d’ailleurs peut être dans les figurants que je mettrais le Père ! Avez-vous remarquez que si Jésus s’adresse souvent à lui, dans tout le scénario, le Père n’a qu’une seule phrase : « celui-ci est mon fils bien aimé en qui j’ai mis tout mon amour ». Oui le Fils nous dévoile le Père entièrement dans l’Évangile, par petit bout, par parabole. Mais tout ce que le Père trouve à dire de lui-même pour dire ce qu’il a au fond de lui, ce qui fait de lui qu’il existe : c’est cette paternité totale et entière : « celui-ci est mon fils bien aimé en qui j’ai mis tout mon amour ». Jésus dira : « vous n’avez pas d’autre Père que celui qui est aux cieux ». Pour nous qui avons un Père, pour vous qui êtes père ou qui allez le devenir, enfin j’espère, (ce que je dis de la paternité peut d’ailleurs aussi s’entendre à sa manière pour la maternité, même s’il faudrait dire d’autre choses, peut-être plus intérieures ou intimes, de la féminité), pour nous qui avons un père ce constat peut manquer de saveur. Un père qui comme beaucoup d’autres ne dit pas grand-chose, un père qui comme d’autres peut sembler absent.
 
Et pourtant, tout est différent pour le Père et le Fils. Le Père dans toute la Bible, pour dire qui il est, ne dira pas : je suis le créateur, je suis le tout puissant, je suis celui de qui tout vient, je suis celui qui aime….il dira cette simple phrase : « celui-ci est mon fils bien aimé en qui j’ai mis tout mon amour ». Voilà ce qui suffit à dire le Père. Il est père parce qu’il a un fils et parce qu’à ce fils il donne tout son amour. Sans le Fils, le Père ne pourrait être lui-même. Mais avec l’expérience que nous avons comme enfants ou comme parents, nous trouvons peut être bien faible que le Père se contente d’aimer son fils pour dire tout ce qu’il est. Peut être parce que nous allons à l’envers. Ce n’est pas notre expérience qui doit nous dire comment est le Père. C’est la manière qu’a Dieu d’être Père qui devrait nous dire comment nous devrions être Père.
 
devenir père: tout un apprentissage...Être parent c’est toute un vie d’apprentissage. Apprendre à découvrir ce que l’on veut transmettre, mais aussi à laisser partir, à laisser libre. Un père ou une mère qui refuserait de lâcher le vélo de son enfant, comment voulez vous que celui-ci apprenne à maîtriser son équilibre ! Or toute notre vie est cette recherche d’équilibre. Comprenons nous alors qu’être parents c’est aimer. « Aime et fais ce que tu veux » disait saint Augustin ; et si être parents c’était : « aime et il fera ce que tu voudras » ? C’est parce que le Père a mis tout ce qu’il était dans son enfant, parce qu’il l’a aimé jusqu’à refuser de se garder une petit parcelle d’amour pour lui que le Fils a ensuite accompli la volonté du Père. Bien sur nous aimons nos enfants, bien sur vous aimerez vos enfants, mais ne gardons-nous pas un peu d’amour pour nous même ? « Attends, il ne faut pas que mes enfants me prennent tout mon temps! ». « Oh puis qu’il fasse ce qu’il veut, je ne vais pas me fatiguer à me battre avec lui ! ». Ne serait-ce pas là des expressions qui trahiraient un peu d’amour retenu ? Et si justement grandir en paternité c’était apprendre à aimer davantage, à mettre dans nos enfants tout notre amour. Ne gagnerions-nous pas alors la patience, le juste jugement, la paix ?
 
Pour que son Fils puisse grandir, le Père a aimé. Mais il n’a pas aimé sans parole, il n’a pas aimé sans geste, celui de la colombe comme une main qui se tend ou se pose sur l’épaule de l’enfant. Il n’a pas aimé sans regard ni présence, ceux que laisse deviner cet Évangile que nous venons d’entendre. Nous tenons notre paternité de Dieu, c’est ainsi que l’on peut entendre et comprendre : « vous n’avez pas d’autre père que celui qui est aux cieux ». Car c’est comme le Père est Père que se trouve la vraie paternité et c’est ainsi que l’on peut vraiment être fils. Ce que notre baptême a fait de nous, c’est de devenir enfant de Dieu, un enfant vers qui le Père se penche pour dire, « en toi j’ai mis tout mon amour ». Ce que la vie éternelle nous réserve, c’est de nous montrer que Dieu nous aime jusque là.
Romain HOUDUSSE, diacre



Mt 3, 13-17
Jésus, arrivant de Galilée, paraît sur les bords du Jourdain, et il vient à Jean pour se faire baptiser par lui.
Jean voulait l'en empêcher et disait : « C'est moi qui ai besoin de me faire baptiser par toi, et c'est toi qui viens à moi ! » Mais Jésus lui répondit : « Pour le moment, laisse-moi faire ; c'est de cette façon que nous devons accomplir parfaitement ce qui est juste. » Alors Jean le laisse faire.
Dès que Jésus fut baptisé, il sortit de l'eau ; voici que les cieux s'ouvrirent, et il vit l'Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui. Et des cieux, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé ; en lui j'ai mis tout mon amour. »
par Romain Houdusse publié dans : Homélies communauté : Communauté spirituelle
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander

Commentaires

Aucun commentaire pour cet article

Trackbacks

Aucun trackback pour cet article

Un peu d'histoire

cliquez ici pour revenir à la page d'accueil  
Cliquez ci-dessous pour une présentation historique et architecturale:
de la Cathédrale
de l'église St Martial
de la chapelle N.D. d'Obezine


Vidéos d'actualité 
   

Recherche

Stats/ Traduction

depuis Septembre 2005
Web Counter visiteurs
Free Hit Counters pages vues
environ 13 000 visiteurs et 54 000 pages vues par mois actuellement
voila mon Google PageRank™
Pour traduire ces pages en anglais, en allemand ou autre, cliquez sur:
To translate these pages into English, in German or other, click on:
Um diese Seiten in Englisch, in Deutsch oder anderem zu übersetzen klicken Sie auf:


Traduction en anglais

Traduction en allemand

 

Images aléatoires

W3C

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
Blog : Poésie sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus