les bienheureux du purgatoire sur la façade de la cathédrale d'Angoulême (12° siècle)regroupant les églises suivantes:
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Jeudi 16 juin 2005

Imposture /
Sin City /
Travaux… on sait quand ça commence

Chronique "cinéma" deFrédéric Sabourin sur les ondes de Radio-Accords 16 (96.8 Mhz), notreradio diocésaine, le mercredi à 18h25, sousle titre "Première séance".

Sin City
Robert Rodriguez.Etats-Unis. 2h03. 400 copies. Avec : Bruce Willis ; Mickey Rourke ; JessicaAlba; Benicio Del Toro…

<!--[if !vml]--><!--[endif]-->Ciel sombre. Pluiebattante. Vent violent qui soulève les imperméables des costauds aux gueulescassées. Bastons violentes, filles sublimes, machos assoiffés, tabagie etalcool de comptoir. On y est, c'est bien ça : le film de genre, et quel genre !Adapté de la célèbre bande-dessinée de Frank Miller, Sin City est une sorted'objet volant identifié, noir et survolté, une transposition fidèle de cetteBD culte, aussi bonne que le Batman de TimBurton. Il faut dire que Sin City de Miller se lit comme un story-board, faitpour le cinéma.

Trois histoires se mêlent, dans un univers qui n'est passans rappeler celui de Pulp Fiction de Tarantino,qui donne un coup de main pour une scène d'anthologie avec cadavre sur le siègeavant de la voiture. Dans la première histoire, Mickey Rourke, méconnaissable,effectue un retour fracassant en colosse incassable qui, de mort en mort, veutvenger celle de l'unique femme qui lui a dit " je t'aime ". Dans ladeuxième histoire, un journaliste devenu détective aide les prostituées de SinCity à retrouver la paix après avoir tué un flic, rompant ainsi la trève… Dansla troisième histoire Bruce Willis joue les héros romantique, pour sauver unepetite fille jadis menacée par les griffes du fils du maire et devenue unegrande et belle go-go danseuse dans un bar louche pour durs à cuire en trenchcoat. Ambiance.

Sin City est un univers stylisé, cauchemardesque et magique: le parti pris graphique est superbe (du noir & blanc éclaboussé dequelques taches de couleurs, notamment le sang), la bande-son en voix off donnede la force au texte, les filles sont incroyablements belles et les hommesincroyablement machos et brutaux.
Robert Rodriguez, à l'aide de ses potes Tarantino etMiller, n'en finit pas de créer des univers, preuve que Sin City ("la ville du péché"), sortede Sodome et Gomorre, a de beaux jours devant elle…



Imposture
Patrick Bouchitey. 1h41 mn.120 copies. France, 2004. Avec : Patrick Bouchitey (Serge Pommier) ; LaetitiaChardonnet (Jeanne Goudimel)…

Serge Pommier est un prof de lettres en université, etécrivain raté. Jeanne Goudimel est étudiante dans la même fac, elle suit lecours de Pommier, elle a du talent et lui propose de lire le manuscrit de sonpremier roman. D'abord distant, Pommier prend le temps de le lire, et ildécouvre ce qu'il n'a jamais pu écrire lui même. Il enlève Jeanne et laséquestre dans une vieille maison loin de tout, lui vole son manuscrit etobtient, à sa place, la raçon de la gloire.
Pour son deuxième film derrière la caméra (après Lune Froide en 91), Patrick Bouchitey signe une œuvreangoissante, à mi-chemin entre le thriller et le drame psychologique, filminégal mais d'excellente interprétation.
La première partie est menée assez rapidement, ladescente " aux enfers " (et en l'occurrence à la cave pour Jeanne)inexorable est traitée avec justesse : dans le rôle du méchant improvisé,Bouchitey est fort.
Puis vient le récit de la séquestration, et quelquesmaladresses de sa part. Heureusement, Laetitia Chardonnet, une jeune première,a la bonne idée de ne pas appitoyer le public avec un jeu trop sensoriel. Assezcurieusement, mais avec brio, elle prend le dessus dans cette vie à demienterrée dans une cave que Pommier aménage peu à peu, afin d'en faire la cagede son nègre, car l'éditeur, fort du succès du premier roman, en réclame unautre…
Patrick Bouchitey n'a pas pedru le goût des ambiancessordides ni sa capacité à les porter à l'écran avec quelques économies. Lapeinture sociale du milieu universitaire est assez fine, et cette histoire defrustration littéraire est assez crédible. Reste que la fin est une sorte depirouette maladroite, dommage, car jusque là la narration était originale. Onaurait aimé être surpris jusqu'au bout.
Malgré ça, l'interprétation donne du corps à ce filmd'ambiance, où l'imposteur n'est pas toujours récompensé comme il le voudrait.
Imposture, oucomment illustrer le vieux dicton qui dit que "bien mal acquis ne profitejamais"…

Travaux… on sait quand ça commence
Brigitte Roüan. France.1h35. 180 copies. Avec : Carole Bouquet ; Jean-Pierre Castaldi…

Chantal est avocate des sans-papiers dans le genre" bo-bo " parisienne chic.
Comme elle est soucieuse de mettre en pratique lesbelles paroles qu'elle plaide à la barre, elle engage une partie de cesclandestins pour faire quelques travaux dans son appart' . Oui mais voilà :l'architecte est mégalo, l'électricien n'a jamais fait autre chose que desmaths, un client qu'elle a défendu aimerait bien s'incruster aussi. Quelquescoups de masse plus tard : que reste-t-il de l'appartement et de la vie deChantal ?
Une chose est certaine : si vous pensez que CaroleBouquet ne peut pas mettre ses jolies petits pieds dans du ciment frais ; voirdes ouvriers ventrus et fessus aux accents colombiens se désabiller sans rougirdevant elle ; se faire appeler " ma pupuce " par Jean-Pierre Castaldi; danser pendant une plaidoirie pour appitoyer le jury : si vous pensez quetout cela n'est pas possible pour cette icône Chanel, alors vous devez allervoir Travaux, on sait quand ça commence…
Carole Bouquet rompt avec son image habituelle de femme"trop belle pour nous", et grâce à l'intelligence de Brigitte Roüan(auteur de Post coïtum animal triste) elleassume la tension constante du film entre les travaux (le pire), et laconnivence chaleureuse qui s'en dégage. On la sent souvent au bord de la crisede nerf, très bien aidée il faut le dire par ses deux enfants, ados dans lapleine fleur de l'âge.
Le casting était osé : des acteurs pas acteurs du toutdans la vraie vie, d'autres acteurs pas vus depuis longtemps (Jean-PierreCastaldi et son gros bide), et surtout un revenant qu'il a fallu supplier pourle faire: Aldo Maccione, oui, vous avez bien entendu : Aldo Maccione, Aldo laclasse ! Il apporte sa petite touche personnelle en diva du carrelage, il n'apas changé d'un poil… et dans son cas c'est peu de le dire.
Il va sans dire que ça déménage dans ce Travaux, on sait quand ça commence… , on ritsouvent malgré le léger ennui qui naît dans le dernier tiers du film, sorte defarce qui prouve qu'on peut faire drôle sans tomber dans le comiquepseudo-niçois de surfeur débile…

par Frédric Sabourin publié dans : Actualités
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Lundi 23 mai 2005
La fête diocésaine de clôture du Synode s'est déroulée au stade de rugby de la ville d'Angoulême (le stade Chanzy) les 21-22 Mai.

Plus de 1500 jeunes le Samedi soir pour un programme extraordinaire :

- ARARAT a joué l'ouverture : c'est un groupe de pop chrétienne, monté par des charentais. En un an, il a déjà enregistré un CD (" Où es-tu si près de moi ? ") et participé à de nombreux festivals.


- Un jeu scénique de 7 tableaux de 10 mn , sur le thème : "Ose" a ensuite été présenté par les différents groupes d'aumôneries de Charente.Impossible de résumer ici le contenu de ces paroles de jeunes, et la richesse de leur imagination pour le mettre en visuel !

- Le concert de "Glorious" a emmené les jeunes jusqu'au bout de la nuit (1h30 !!!) : avec brio et professionnalisme musical, les 5 jeunes musiciens de Glorious, qui ont déjà enregistré 3 CD et enthousiasmé des foules nombreuses dans toute la France
(voir leur site:
Site du groupe musical GLORIOUS 




Plus de 3500 personnes le Dimanche ont vécu un rassemblement signe de vitalité et d'élan synodal :


- la proclamation des orientations synodales, avec beaucoup d'effets "spéciaux" et spectaculaires : lâcher de ballons, atterrissage d'un aéroptère apportant du ciel le cahier synodal, psaume dansé par une troupe d'une école de danse, cerfs-volants à la manière des JMJ de Paris pour l'Évangile…Avec également beaucoup de contenus" très forts : témoignages de couples se préparant à la fois au mariage et au baptême, d'une animatrice de jeunes en Action Catholique des Enfants, d'un chef d'entreprise essayant de vivre sa foi dans ses responsabilités professionnelles…Sans compter la parole de notre évêque, Mgr. Claude Dagens, et la présence des 4 coins du monde (cf. l'article dans la Charente Libre).-


- Les forums de l'après-midi
ont fait le plein, et notamment celui avec Guy Gilbert, dialoguant avec 800 jeunes restés présents pour dialoguer avec lui.Les Marionnettes d'Angoulême ont joué un conte africain sur la Création devant plus de 200 enfants, qui ont réfléchi ensuite à la prière qui correspond au Dieu de Jésus.Les 3-7 ans ont pris le temps de la découverte dans les ateliers d'Éveil à la Foi : bâton de pèlerin, maquillage, maracas, cordée, fresque…

- La célébration d'envoi a permis d'écouter les appels des forums, d'accueillir les réalisations des enfants, et de nous laisser envoyer en mission par notre évêque : à nous de jouer pour mettre en œuvre les chantiers ouverts par le Synode !Bref, il y en avait plein la vue et plein le cœur, pour tous les âges et toutes les conditions sociales !De quoi " manifester le dynamisme de l'Évangile ", même dans notre relative pauvreté numérique…

Cliquez ici pour voir une centaine de photos de Jean-Michel Chassine sur l'évènement : Album photos Chanzy 2005

et celui de Patrick Braud
Album n° 2 Chanzy 2005

Cliquez ici pour lire l'article de la Charente Libre :
"Le coup de jeune de l'Eglise de Charente"

et la " une " de l'édition de ce Lundi 23 Mai :

(suite de l'article)


et l'article du journal " Sud-Ouest " :
une fête inter-âges
par Patrick Braud publié dans : Actualités
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Vendredi 6 mai 2005

Cliquez sur le lien suivant pour lire l'article paru dans le

journal La Croix

au sujet du Synode diocésain des 23-24 Avril 2005

 

L'assemblée synodale, très studieuse...

Les 190 délégués au Synode votent les orientations
pour l'avenir de notre Eglise de Charente
(salle synodale, Maison Diocésaine)

par La Croix publié dans : Actualités
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Vendredi 29 avril 2005
La madeleine synodale
 

Lors de notre synode diocésain des 23-24 Avril, Frédéric Sabourin, jeune prêtre en charge de la paroisse de l’Houmeau, nous a régalé d’un éloge plein d’humour sur … la madeleine comme emblème du synode !
Notre évêque aimant bien citer, et souvent, Madeleine Delbrêl (auteur spirituel des années 50-60, habitant Ivry, ville communiste), voici la tirade qu’il a déclamée en plein synode, devant une assemblée hilare et toute acquise à la cause…


que de madeleines à ce synode!
Remise officielle de la décoration de "l'ordre des amis de Madeleine" :

Monseigneur, mesdames, mesdemoiselles, messieurs,
Qu'il me soit permis de considérer ce jour comme un grand jour !
En effet, alors que nous consommons plus de matière grise qu'il n'y a d'éminence grise dans cette salle "synodale", alors que nous essayons de "voir ensemble" pour aller au large, revenons un instant au port d'Amsterdam, où les marins boivent et reboivent, et reboivent encore...

Jacques Brel, dont j'emprunte les mots qui sortent tout droit des frites belges, me le pardonnera, j'espère : mais nous attendons, comme lui, Madeleine.

Il y eu la petite madeleine de Marcel Proust, qui, à la seule évocation du trempage de ce petit biscuit moelleux dans une tasse de thé (n'y voyez aucne allusion sexuelle, bien entendu...), plongeait ce cher Marcel à la recherche du temps perdu de son enfance, celui où pendant longtemps, disait-il, "il s'est couché de bonne heure".

Il y a le carrefour de la Madeleine, ici, à Angoulême, longtemps un nœud gordien où il fallait faire preuve de patience et d'une bonne pédale… d'embrayage. Depuis que nos élus sont allé en vacance à Nantes, ils ont rapporté de cette métropole de Loire Atlantique les ronds-points et les fontaines, ce qui permet à la "Madeleine" d'Angoulême d'être désormais fluide quant à sa circulation. On en pleure de joie !

Il y a la Madeleine de Jacques Brel, à qui on apporte des lilas et à qui on lit des poèmes en attendant le "tram 33" pour aller manger des frites chez Eugène : Madeleine, elle aime bien ça !

Désormais, vous l'aurez compris, nous avons aussi la "Madeleine de Claude", Claude Dagens, évêque d'Angoulême = Madeleine Delbrêl, qui, si elle fricotait sérieusement avec les drapeaux rouges d'un parti à l'utopie certaine et à la Sibérie si proche, n'en reste pas moins une femme de la rue, une femme d'Ivry mais désormais d'ici, chez nous, en "terre de Charente".

Ne pleure pas, Madeleine, en guise de lilas voici cette réplique grandeur nature de la madeleine, celle dont je vous décore, cher Père Claude Dagens, en vous lançant aussi une invitation, en forme de ballon de rugby :
tous à Chanzy ! pour transformer l'essai si bien aplati en terre promise de Charente, l'essai de ce synode qui sent bon l'appel du grand large !

Allons-y ! Hardi les gars et courage ! Le grand large est à nous, grâce au réchauffement climatique l'Océan sera à nos portes d'ici 10 ans, le temps qu'il nous faudra sans doute pour déguster toute la quintessence et la saveur du fondant de cette madeleine, à l'image de ce synode diocésain, pur beurre.

Je finirai non par un souhait mais par un vœux, sans ballons ni baudruches, le vœux très chers que cette madeleine qui sent bon les lilas ne soit pas, ni pour vous ni pour nous… un étouffe-chrétien !!

Alléluia !!
® Frédéric Sabourin, prêtre.
21 avril 2005.

par Frédéric Sabourin publié dans : Humeur
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