les bienheureux du purgatoire sur la façade de la cathédrale d'Angoulême (12° siècle)regroupant les églises suivantes:
St Pierre (cathédrale) / St Ausone / St André / St Martial
et Notre Dame d'Obezine / chapelle de Beaulieu
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Visites ‘spirituelles’ de la Cathédrale d'Angoulême par P. Braud ou R. Houdusse : Mercredi-Jeudi-Vendredi à 18h en Juillet-Août
Samedi 17 décembre 2005
Nous avons distribué aux paroissiens le week-end dernier (le Dimanche « de la joie ») un papier sur lequel était écrite la question suivante :
« Je tressaille de joie dans le Seigneur, mon âme exalte en mon Dieu » Isaïe (61, 1-2a. 10-11)
Et vous, quelles sont vos sources de joie profondes ?
Voici quelques-unes de ces réponses, sans pouvoir citer toutes les « perles » récoltées…
Libérer la parole entre nous sur notre expérience spirituelle est vraiment un cadeau à se faire plus souvent…

« Cela fait très longtemps que le Seigneur frappait à la porte de mon cœur et je n’avais jamais osé lui ouvrir. Il y a un an je l’ai fait. Le Seigneur est venu me chercher, il m’a attendu et cette patience est preuve de l’immense Amour qu’il a pour moi, qui ne le mérite pas. Je sais qu’il m’aime,  comme je suis, minuscule, avec tous mes défauts et cet amour est infiniment plus grand que celui que je peux lui porter, lui si parfait. Désormais, j’essaie de me laisse aller en lui, ou de le laisser venir en moi. Ce n’est pas toujours facile mais dans les moments difficiles, je sais que je peux me réfugier dans ses bras et m’en remettre entièrement à lui. C’est la confiance dans la certitude de cet amour qui remplit ma vie d’une joie profonde. Dites que cet Amour qu’il a pour moi, il l’a pour tous les hommes, même et surtout si l’on s’est détourné de lui. Il nous attend, il suffit qu’on lui ouvre la porte, qu’on lui ouvre la porte, qu’on lui dise un tout petit ‘je t’aime’ et il nous le rend immense. »
 
"Dieu dirige vers toi la joie comme un torrent jaillissant..."« Quand quelqu’un qui ne connaît pas Dieu le découvre enfin. »
« Savoir que ma chère mère a rejoint, comme elle le souhaitait tant, son mari (mon père) et le Christ, et qu’elle veille sur nous. »
« À la relecture des jours ou mois passés, reconnaître le message du Seigneur. »
« La présence du Christ. »
« Dans la maladie, j’ai eu la joie de sentir autour de moi une chaîne de prière. »
« Voir des jeunes à la messe. »
« Le sourire des autres sur moi-même. »
« La beauté d’une célébration (chants, musique, prières…). »
« Toute belle musique qui célèbre la gloire de Dieu. »
« La musique (le rock’n roll). »
« Les efforts d’entente, de compréhension entre collègues de travail. »
« Des gestes et des paroles de gentillesse. »
« Donner du plaisir aux autres. »
« Donner de l’amour à mon prochain. »
« Ma rencontre avec un prêtre dans le sacrement de réconciliation qui m’a fait comprendre que Dieu est bon et plein de miséricordes. »
« L’accueil reçu dans un groupe de chrétiens et le partage en profondeur sur l’Évangile. »
« Chaque jour, remercier Dieu de nous donner cette joie de vivre et de ne pas avoir peur. »
« La possibilité de la prière, toujours offerte et permanente. »
« De voir des enfants qui s’éveillent à la foi, lorsqu’ils prient spontanément et d’une manière profonde. »
« À Lourdes, quand on essaie de vivre l’amour de Dieu entre malades et hospitaliers. »
« Temps de méditation au monastère. »
« Être présents auprès des blessés de la vie. »
« Avoir un fils prêtre. »
« La prière partagée le soir avec mon mari. »
« Des couchers de soleil sur les remparts. »
« Une fleur sur la pelouse. »
« Le sourire confiant et pur de mes deux petites filles. »
« Voir mes proches heureux. »
« Admirer la beauté de la nature, la beauté des œuvres produites par les hommes. »
« Les belles réunions familiales. »
« Vivre avec ma femme dans l’amour de Dieu. »

baptême d'adulte des 1° siècles (diocèse de Poitiers)« Je vivais dans un quartier ‘sensible’ ; j’étais un peu triste et perdue. Une de mes collègues me fit découvrir un jour l’église de ce quartier, j’y découvris la chaleur de l’Amour partagé entre hommes, femmes, enfants de tous milieux sociaux. J’ai demandé le baptême et mon fils m’a suivie. Quelques temps avant j’avais rêvé que l’on m’offrait un cœur de cristal bleu empli d’un cœur rouge qui battait : n’était-ce pas le Christ qui m’appelait ?
Merci Seigneur d’avoir mis en moi la joie, l’espérance, l’amour de la vie en Dieu. Cette joie partagée avec mes frères et sœurs au sein de ton Église. Alléluia !!! »

« Il y a les joies quotidiennes : le sourire des enfants, la beauté d’une ville (d’art et d’histoire), un corps en assez bonne santé pour nous offrir la liberté de mouvements ; mais par dessus tout, la joie de se savoir aimé de Dieu, de sentir sa présence chaque jour dans notre vie, de savoir qu’il nous accompagne, nous les boiteux, les presque aveugles parfois, obstinés à faire notre propre volonté. La joie de savoir qu’Il ne nous lâche pas si nous disons oui à sa présence.
Un oui à renouveler chaque jour ! »

Les enfants ont également apporté de très belles réponses :
« D’avoir un petit frère. » »
« De suivre le chemin de Dieu. »
« Aimer et être aimé. »
« D’être avec mes amis et rire. »
« D’être avec ma famille et Dieu chaque jour. »
« La naissance de Jésus, les louvettes, mes parents, mes amis, la vie. »
« Mes joies profondes sont de croire en Lui, de Le prier et d’aller Le voir le dimanche. »
« D’avoir fait ma première communion. »
« D’être un enfant de Dieu. »
« Voir un handicapé sourire, sauter et crier de joie. »
« Ma famille. Ma vie. Aller dans la maison de Dieu. »
par Paroissiens publié dans : Actualités
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Jeudi 15 décembre 2005

Homélie du 3ème dimanche de l’Avent – Année B   
11 décembre 2005 (avec les scouts et guides d'Europe)

Quelles sont vos sources de joie profonde ?
Les textes de ce 3ème dimanche de l’Avent nous invitent à puiser la joie à pleines brassées :
« Je tressaille de joie dans le Seigneur. Mon âme exulte en mon Dieu », chantait Isaïe.
« Frères, soyez toujours dans la joie »
, écrivait St Paul.
À tel point que l’Église appelle ce Dimanche, le Dimanche de la joie, du « gaudete ».


Mais quelles sont les sources à la joie nous est offerte ?

Dans l’Evangile, on voit Jésus vibrer des joies humaines les plus ordinaires, on le voit également révéler la joie de Dieu et en être inondé lui-même ; on l’entend encore annoncer ce que sera la joie chrétienne.

1. La joie humaine, d’abord
ronronner de plaisir devant les joies simples de la vie...Il y a tant de moments de bonheur ! Des joies simples, profondes, et vraies…
Que chacun fasse remonter à sa mémoire les moments qui l’ont un jour transporté d’allégresse :
Devant un paysage magnifique, lorsque nous avons le souffle coupé de tant de beauté…
La nuit, devant un feu qui crépite aux étoiles, dans les chants d’une veillée ou le silence de la contemplation des flammes…
La joie de sentir un ami à mes côtés alors que je me croyais seul et perdu.
La joie d’une famille réunie autour d’une bonne table d’où on n’a pas envie de s’en aller.
La joie de se promener dans la ville ou dans la nature et de se dire : « que c’est beau ! »
La joie de découvrir de nouveaux visages en début d’année et de se dire : « J’ai tant d’humanité encore à parcourir ! »

« Jésus a manifestement connu, apprécié, célébré, toute une gamme de joies humaines, de ces joies simples et quotidiennes, à la portée de tous », écrivait le Pape Paul XI en 1975 dans sa lettre pour l’année jubilaire.
« Ces joies humaines ont tant de consistance pour Jésus qu’elles sont pour lui les signes des joies spirituelles du Royaume de Dieu ». « Oui, puisque le Christ a vécu notre condition d’homme en toute choses excepté le péché, il a accueilli et éprouvé les joies affectives et spirituelles comme un don de Dieu. Il n’a eu de cesse d’annoncer ‘aux pauvres la Bonne Nouvelle, aux affligés la joie’ ».

Notre première mission en ce sens, c’est de savourer avec intensité les joies profondes que nous offre la vie, parce que Dieu a déposé dans sa Création des pépites de bonheur, une atmosphère de joie.

2. Mais Jésus va plus loin. Il nous révèle ce qui réjouit le cœur de Dieu lui-même.
Dieu saute de joie quand l’un d’entre nous se détourne du mal qu’il avait envie de faire.
Dieu exulte lorsqu’il voit un être humain se donner par amour, même - et surtout - lorsque c’est aussi peu spectaculaire qu’une pauvre veuve mettant deux petites pièces dans le tronc du Temple.
Dieu est tendrement heureux lorsqu’il trouve des compagnons de route prêts à l’accueillir.
Dieu est bouleversé de joie lorsque le pardon échangé est capable de réunir des époux déchirés, des enfants avec leur famille en rupture, des adversaires d’anciennes guerres inhumaines…

Et Jésus se laisse inonder par le joie-même de Dieu lorsqu’il exulte devant la sagesse des petits de ce monde ; lorsqu’il se sait aimé de son Père, quoiqu’il arrive…
Lorsque le Christ nous dévoile aussi la joie qui habite le cœur de Dieu, il nous invite par le même mouvement à y entrer, à y demeurer :
« entre dans la vie de ton maître… »

3. Alors nous devinons ce qu’est, ce que sera un jour en plénitude, la joie chrétienne.
Appuyée sur les deux autres joies (les joies simples et vraies de la vie, la joie divine), elle fera le va-et-vient entre Dieu et l’homme, sans cesse.
La joie chrétienne, c’est par exemple de choisir ses cadeaux de Noël avec amour, et de s’arrêter en passant à l’église pour lui parler de ces visages qu’il y a derrière, derrière chaque paquet, pour l’écouter me dire qu’il m’aime aussi.
La joie chrétienne c’est encore regarder les enfants jouer dans la cour d’une école, et demander humblement  au Seigneur de leur ressembler un peu.
C’est de découvrir la beauté qui habite chaque visage, même le moins beau, même celui qui fait du mal.
C’est pleurer de joie intérieurement en silence, tellement la certitude étonnée d’être aimé de Dieu m’envahit sans réserve.

La joie scoute fait partie de la joie chrétienne.
la promesse, c'est quelque chose!La joie de faire sa promesse comme Marjorie tout à l’heure : tu promettras de faire de ton mieux pour être fidèle à Dieu, et la joie de te sentir Louvette à part entière sera ta joie, comme la nôtre.
Joie du jeu et des rires, joie d’apprendre en patrouille à faire corps, à aimer la nature, à la respecter.
Joie de vivre en frères et en sœurs, joie du sport et des concours, du savoir-faire, de la cuisine sur le feu de bois (même si les nouilles collent un peu !), du repas et de la tente.
Joie de grandir ensemble, d’assurer le renom de la sizaine, de la patrouille, de l’équipe… de rêver l’avenir et de le préparer.
Joie de découvrir, en sortie ou en camp, des régions nouvelles, des gens différents, avec leur mode de vie, leurs coutumes…
Joie d’élargir ses horizons aux dimensions de la ville, du département, du diocèse, de la patrie, de l’Europe et du monde !
La joie scoute s’appuie sur la foi, exigeante de vérité. « Ta parole t’engage » : notre thème d’année demande un travail sur soi, pour plus de vérité, plus de cohérence. Ne pas faire le lendemain le contraire de ce que l’on a dit en uniforme scout la veille…
Mais c’est un grand bonheur d’expérimenter qu’une parole donnée construit celui a celle qui la donne, le fait grandir, lui donne confiance en l’avenir, et le prépare à ses responsabilités de demain.

Cette joie-là, personne ne peut nous la ravir, nous promet Jésus.
Même l’échec.
Même un divorce.
Même la mort.
J’ai eu encore tout récemment la confidence d’une personne qui s’excusant presque : « depuis la mort de mon père, inexplicablement, je sens en moi une grande paix et une grande joie ». Et elle ajoutait :
« Je crois que c’est d’avoir pu lui dire au revoir et de le confier à Dieu ».
C’est le paradoxe de la joie chrétienne : ni l’épreuve, ni la souffrance ne sont éliminées, mais elles prennent un sens nouveau dans l’espérance de Pâque.
Notre joie est pascale.
Voilà pourquoi, dès Noël, une grande joie est annoncée à tout le peuple, qui s’épanouira à Pâque.

Soyons donc attentifs à ce qui nous fait tressaillir d’allégresse.
Soyons fidèles à la vraie joie, à la joie profonde qui nous anime…
Père Patrick Braud

par Patrick BRAUD publié dans : Homélies
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Mercredi 14 décembre 2005
JEUDI 8 DÉCEMBRE 2005
Homélie de la Fête de l’Immaculée Conception à Notre Dame d’Obezine, par Mgr. Dagens, évêque d’Angoulême

MARIE DE NAZARETH ET LE MYSTÈRE DE LA VIE

         « L’ange entra chez elle et lui dit : « Réjouis-toi, comblée de grâce, le Seigneur est avec toi
         Alors s’ouvre un dialogue qui est comme un nouveau commencement de l’Alliance de Dieu avec nous, et cette Alliance va passer par la foi et le corps de cette jeune fille nommée Marie, Marie de Nazareth.
         Elle devait avoir alors 14 ou 15 ans, comme Bernadette Soubirous. Et elle s’est nommée elle-même, à Lourdes, en 1858 : « Je suis l’Immaculée Conception ».
         Et nous l’appelons ainsi, nous la reconnaissons, avec l’apôtre Paul, comme « choisie par Dieu, dès avant la création du monde, pour être, dans l’amour, sainte et irréprochable sous son regard. » Choisie pour une vocation unique : elle va être mère du Christ, le Messie de Dieu, le Fils de Dieu, Jésus.
         Et les Pères de l’Église célèbrent cette vocation de Marie avec une extraordinaire jubilation : elle est mère de Dieu, elle a enfanté le Sauveur du monde, et elle était préparée pour cela, totalement libre pour participer au désir et à l’amour de Dieu, « Immaculée Conception ».
         Sans doute faut-il apprendre et réapprendre sans cesse à s’étonner d’une telle révélation, et d’une révélation qui ne porte pas seulement sur Marie de Nazareth, mais sur Dieu lui-même, quand il prend chair en son Fils, dans notre humanité. Car Dieu n’est pas du tout comme nous l’imaginons.

la peur les a séparé de l'amour véritableNous sommes souvent du côté d’Adam et Ève pour imaginer Dieu. Cet homme et cette femme sont nos représentants dans leur façon de se tromper radicalement sur Dieu et de se séparer de Lui en cherchant à le tromper.
         Car le récit de la Genèse est à ce sujet d’une profondeur inépuisable, sous ses dehors de conte dramatique. Adam et Ève ont refusé de faire confiance au Créateur. Et de deux manières inséparables : ils pensent que Dieu reste très loin d’eux, comme une espèce de potentat ou de dictateur céleste, et, en même temps, ils ont peur d’être manipulés par Lui. Et c’est pourquoi ils se saisissent de la connaissance du bien et du mal, et se condamnent eux-mêmes à s’enfermer dans la méfiance et la peur.
        
En elle, nulle peur...
Marie de Nazareth, c’est tout le contraire : en elle, aucun soupçon, au sujet de Dieu. Même si elle est surprise par l’annonce de l’ange, elle va faire confiance totalement. Elle sait que Dieu ne la manipule pas, elle est libre et heureuse de s’accorder à Lui : « je suis la servante du Seigneur ».
         Et surtout, peut-être en un instant, par l’action de l’Esprit Saint, elle a été saisie par la nouveauté de Dieu, par sa façon étonnante de venir à nous, en prenant le risque de s’enfouir en notre humanité. Marie devient la première témoin de l’humanité et de l’humilité bouleversante de Dieu. C’est un événement extraordinaire qui s’accomplit en elle et qui dit tout de Dieu lui-même : Dieu, pour venir à nous, ne s’impose absolument pas, il entre en dialogue avec cette jeune fille et l’associe à son engagement et à sa vie. Mystère insondable de la vie de Dieu qui s’inscrit, qui s’incarne, qui prend chair, qui demeure dans notre pauvre et sainte humanité.
        
Frères et sœurs, cette fête de l’Immaculée Conception est spécialement confiée aux Équipes Notre Dame. Je les remercie d’y participer en nombre. C’est pour moi-même une occasion privilégiée de vous confirmer dans votre mission spécifique, selon la pédagogie de votre mouvement, et aussi selon les exigences actuelles de la pastorale familiale.
         Car on ne peut plus faire comme si cette pastorale familiale était un secteur séparé de la mission de l’Église. Au contraire – et notre synode récent a fortement précisé cette orientation – la pastorale des familles, et spécialement des jeunes couples, et notamment pour la préparation au mariage, est au cœur de l’initiation chrétienne au mystère de Dieu et de notre responsabilité dans la société actuelle.
         Pour la simple raison que la vie familiale est toujours aussi importante, aussi précieuse, comme une source vive, mais qu’elle est aussi très fragile, pour des tas de raisons, qui tiennent aux précarités sociales autant qu’aux dérives de l’amour ou aux illusions sur l’amour, quand on le réduit au sentiment.
         Nous sommes tous très sensibles à ces dérives, avec les blessures et les souffrances qu’elles entraînent, notamment pour les enfants. Mais nous devons aussi être sensibles aux attentes profondes qui se révèlent à travers ces dérives .
Nous sommes appelés à évangéliser à frais nouveaux la vie familiale.
Comment cela ? Non pas en donnant des leçons de morale, mais en conduisant à la source, c’est-à-dire à ce mystère de notre vie et de notre humanité que Dieu vient ressaisir et renouveler lui-même. C’est la vérité de Dieu et les exigences de Dieu qui éclairent, soutiennent, renouvellent la vie familiale, même et surtout quand elle a été blessée.
        
Et c’est là que la Vierge Marie se tient près de nous. Elle est Notre Dame de Nazareth. Elle est aussi Notre Dame de Lourdes. Là-bas, on peut tout lui confier : tout, les détresses et les péchés, comme les joies et les espoirs.
         Notre Dame de Lourdes et d’Obezine, sois avec nous sur nos chemins ! Fais nous comprendre, comme tu l’as compris la première, que, même quand nous sommes vaincus par le mal, « rien n’est impossible à Dieu », si nous, nous apprenons à mettre en Lui notre confiance, en Lui, le Père des cieux, qui nous a destinés à devenir pour lui des enfants adoptifs en Jésus Christ.
Claude Dagens
par Mgr. Claude Dagens publié dans : Homélies
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Lundi 12 décembre 2005
ultime testament...Le fondateur d'Emmaus sort vendredi un CD intitulé "Avant de partir".
Dans ce "testament spirituel", l'abbé Pierre, âgé de 93 ans décline ses pensées sur l'amour, l'amitié, la spiritualité et les inégalités sociales.

C'est son "testament spirituel".
Voilà en tous cas comment les promoteurs du CD de l'abbé Pierre présente ce disque intitulé
"Avant de partir".
Dans ce CD, enregistré en août 2003, le fondateur d'Emmaüs ne chante pas mais parle sur fond de musique composée par le Canadien Stephen Mulin et Erik Satie.

L'abbé Pierre décline ses pensées sur l'amour, l'amitié, la spiritualité et les inégalités sociales. Les 14 morceaux sont ponctués de courts passages de la Bible et s'achèvent sur la récitation de la prière du Notre-Père.
Histoire sacrée Inc, la société éditrice canadienne précise qu'un euro par CD sera reversé à la fondation créée par l'abbé Pierre. Il est dans les bacs dès ce vendredi.

L'abbé Pierre est à 93 ans l'une des personnalités préférées des Français, même s'il a demandé depuis 2004 à ne plus figurer dans ce classement. Né le 5 août 1912 à Lyon, il est devenu le plus célèbre porte-parole des exclus après son appel lancé sur les ondes de la radio en février 1954 en faveur des sans-logis.
par Patrick BRAUD publié dans : Actualités
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Dimanche 11 décembre 2005

Retrouvez « Première Séance », chronique cinéma de Frédéric Sabourin tous les mercredis sur RCF Accords (Angoulême 96.8) à 7h55 et 18h25 (et Accords Poitiers 94.7 à  7h35 et 18h35)
                                 Harry Potter et la coupe de feu
76 Ko
de Mike Newell. Etats-Unis 2005. 2h37. 900 copies. Avec : Daniel Radcliffe ; Ralph Fiennes ; Emma Watson…

 On vous aura prévenu : plus beau, plus chic, plus glamour, plus mûr, plus d’effets spéciaux, plus d’écrans, plus que tout : c’est la « Harry Potter mania ». Ca faisait bien deux mois qu’on en avait pas parlé, depuis la sortie du tome 5 en livre, c’était en septembre…
Depuis, nos chères têtes blondes (et même des blanches !) ont dévoré le bouquin, certains en une nuit, d’autres en deux jours. Ils ne leur restaient plus qu’à attendre les vendanges tardives de cette fin novembre, pour aller déguster le nectar promis du tome 4 enfin en film. Harry Potter et la coupe de feu   est, on ne le redira jamais assez, un succès d’avance conquis. Peut-on faire mieux ? 900 écrans sont fourni depuis mercredi dernier, et pour 2h37 de film, il y a de quoi bouffer des pop-corn… tout le monde s’y retrouve donc, et surtout la Warner…
Résumons : c’est la quatrième rentrée à Poudlard. Cette année, l’école des sorciers accueille la coupe du monde des sorciers : trois collèges vont lutter au cours d’effrayantes épreuves pour remporter… la coupe de feu. Mais les coulisses montrent autre chose : les filles commencent à regarder les garçons, dont les hormones les poussent à regarder vers les filles… Tout ceci devrait bien finir un jour par se concrétiser… Plus dure que la puberté, Harry Potter va devoir affronter Voldemort, qui prépare sa réincarnation.
Harry Potter change : il devient un ado comme vous et moi. Ce que le film perd en effets spéciaux, il le gagne en intrigue, en sentiments et en suspens. Pour l’apprenti sorcier, qui découvre l’amour, le plus tout jeune Harry Potter triomphe sur les forces qui l’aspirent vers le gouffre, l’acceptation de son destin, et la fin du dilemme moral : Harry Potter devient une sorte de Luke Skywalker…
Mais jusqu’où cela nous mènera-t-il ?


                               Bulletin de santé du cinéma :

Alors que l’hiver s’installe avec un peu d’avance, comment va le cinéma chez nous ? Et bien c’est pas la joie ! Alors qu’il y a toujours plus d’écrans et de copies (2500 copies nouvelles par semaine pour 5300 écrans), il y a toujours moins de spectateurs. Le rythme de sortie est devenu démentiel, les films doivent désormais faire le plein en deux semaines. D’où cette désagréable impression que le bouche-à-oreille ne fonctionne plus. Le crédo des distributeurs et producteurs : écraser la concurrence. En la matière, TF1 et M6 se taillent la part du lion. Et pour cause ! Aujourd’hui les chaînes de télévisions distribuent aussi les films dans les cinémas, en prévisions de leur passage télé, où ils sont d’excellent supports publicitaires : le film va faire vendre des rasoirs et des lessives en prime-time !
Autre crédo : la fièvre des jeunes, car ce sont eux les plus gros consommateurs de films « poids lourds », et entraînent leurs parents dans la tourmente. Ils ont le « désir immédiat » de voir un film. Et consomment des friandises dans les chaînes de cinéma : les mauvais esprits suggèrent que les films leur sont nécessaires pour vendre des pop-corn. Mais les chiffres le montrent depuis toujours : la vente de friandise rapporte plus aux exploitants que les billets d’entrée.
Aujourd’hui, la projection d’un film en salle ne représente plus qu’une moyenne de 16% des recettes, le reste est fait par la télé et surtout le DVD, très peu coûteux à produire, mais rapportant gros comme produit d’appel dans les supermarchés.
Que devient le cinéma là dedans ? Et bien c’est une question qu’on peut tous se poser, car nous sommes tour à tour consommateurs de pop-corn mais aussi de DVD, cinéphiles, et grand amateurs de télévision. Cela dit, à force de tirer sur la corde, les financiers du cinéma et de la télévision mettent en danger la création, de plus en plus standardisée et bourrée d’effets spéciaux. Harry Potter, Star Wars, Da Vinci Code, Seigneur des Anneaux : d’autres mondes sont possibles…

par fred sabourin publié dans : Actualités
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