Cathédrale Angoulême

regroupant les églises suivantes:les bienheureux du purgatoire sur la façade de la cathédrale d'Angoulême (12° siècle)
St Pierre (cathédrale) / St Ausone / St André / St Martial
et Notre Dame d'Obezine / chapelle de Beaulieu (plan de la ville)
Nous fêtons aujourd'hui
Cliquez ici pour des infos sur les saints du jour à fêter

Inscrivez-vous (ou vos amis) à la newsletter bi-mensuelle en rentrant votre adresse e-mail dans la case NEWSLETTER
MERCI de réagir aux articles en laissant un COMMENTAIRE (lien en bas de l'article)
Pour nous écrire:
cathedrale16[at]yahoo.fr 
Pour trouver un article, tapez un mot-clé dans la case "RECHERCHER" ... et laissez votre griffe sur le "Livre d'Or" ! 
NOUVEAU ! Allez visionner les dernières vidéos d'actualité en cliquant sur le lien correspondant en haut à droite (4 vidéos nouvelles par jour...) !
Retrouvez les versions audio des dernières homélies du P. Braud sur
RCF / Radio Accords 16 le Dimanche à 8h30. Vous pouvez maintenant "podcaster" ces homélies !

Fêtes de N.D. de Fatima les 17-18 Mai à St André / repas paroissial à l’école de l’Enfant Jésus Dimanche 18 mai à 12h
Mercredi 28 septembre 2005

Homélie du 26° Dimanche – Année A /  25 Septembre 2005

Les combattants du ‘non’ intérieur

Je me souviens de Philippe.
J’étais en paroisse à Paris lors de mes années d’études ; on avait parlé entre prêtres du diaconat permanent. Et aussitôt un visage nous était venu à l’esprit : Philippe.
« Bon sang mais c’est bien sûr ! » (comme aurait l’inspecteur Bourrel naguère dans ‘Les 5 denrières minutes’)
'va travailler à ma vigne'...Pourquoi n’y avait-on pas songé plus tôt ? Car en voyant vivre ce jeune père de famille, la quarantaine, aussi bien dans son métier, son quartier, que sa famille à la paroisse, on se disait : il faut l’appeler au diaconat.
Aussitôt dit, aussitôt fait : je m’y colle au nom de tous.
- « Philippe, on voudrait te poser une question : acceptes-tu de réfléchir sérieusement au diaconat, avec ta femme, en prenant le temps du mûrissement ? »
Et là, à ma grande surprise, il a une réaction très violente :
-
« Jamais de la vie, ce n’est pas pour moi. C’est trop lourd, je n’aurai pas de temps disponible. Et de quel droit vous immiscez-vous ainsi dans ma vie ? »
Et il est parti, très ‘colère’…

Dont acte : je prenais soin de ne plus évoquer la question devant lui.
Mais en même temps, je le voyais inquiet, torturé.
Visiblement il n’était plus à l’aise.
À tel point d’ailleurs qu’il est tombé malade, de ces maladies qu’on ne sait pas à quoi les imputer  tellement elles semblent venir d’ailleurs.
En fait, il s’épuisait  taire la question.
Il luttait intérieurement pour maintenir son « non, je ne veux pas ».
Il se faisait violence, s’empêchait de parler, et son corps parlait pour lui…
Épuisé par les nuits de mauvais sommeil, et travaillé par ce combat intérieur, il vient nous trouver six mois après : « est-ce que ça tient toujours votre invitation à réfléchir au diaconat ? Parce que je sens que je passerai à côté de moi-même si je persistais à dire non sans raisons… »

Jacques Fesch, condamné à mort, guillotiné, converti et mystiquePhilippe est un peu le premier fils de la parabole : une forte tête, qui tient tête à Dieu, non sans panache, mais qui finalement va travailler à sa vigne…
On en connaît tous, des qui ont dit non au début, mais qui finalement se sont révélés être les plus fidèles… Et ce dans les multiples domaines de la vie : de Jacques Fesch, qui se convertit en approchant de l’échafaud, au fils fâché à mort contre son père mais qui n’accepte de le revoir avant que la mort justement ne fige ce conflit pour l’éternité…

Moi, j’admire le courage de celui qui a dit non
 : le courage d’abord de transgresser, d’affronter sa propre liberté en la testant contre celle de Dieu, le courage ensuite de reconnaître qu’il s’est trompé, de revenir sur sa décision avec humilité, et de ne pas avoir honte de changer de route.
Il lui serait peut-être plus facile au moins en surface, d’oublier l’appel entendu, de faire comme si, de ne pas se prendre la tête…

Mais il est comme mon Philippe du début : il découvre que sa décision n’engendre que malaise et amertume. Il fait l’expérience que la fuite devant l’appel de Dieu le fait s’éloigner de lui-même, il constate que son existence, son corps même, sont tourmentés, qu’il n’est pas en paix.
Bref il ose faire face à son malaise intérieur et en tirer les conséquences.

Est-ce que ça vous est déjà arrivé d’être comme enfermé dans une décision que pourtant vous devinez mauvaise ? C’est une vraie prison intérieure que d’être bloqué dans un conflit dont on ne sait pas comment sortir, ou empêtré dans des comportements qui ne nous correspondent plus vraiment…

Qui nous délivrera de nous-même, lorsque nos « non » à Dieu nous mutilent, nous font ces refus qui nous font souffir...souffrir ?
Qui nous donnera la force de reconnaître qu’il n’y a aucune honte à s’être trompé si on le reconnaît et si l’on trouve le courage de revenir sur un choix mauvais ?
Quelle voix amie nous tendra la perche : « ne t’entête pas dans ton refus ; tu vois bien qu’il suffit de revenir vers l’appel de Dieu pour que tu reviennes vers toi ? »

Celui qui dit oui mais fait non, celui qui dit non, mais fait oui :
nous sommes évidemment un mélange des deux fils !
Mais cela fait du bien de nous identifier un instant à celui qui dit non :
-
quels sont les blocages, les refus qui m’ont fait du mal dans mon histoire ?
- quels appels ai-je entendu mais enfouis très vite, sans que cela ne m’apporte la paix ?
- dans quelle situation inextricable me suis-je laissé enfermer dont je sens bien qu’il faudrait un jour que je m’évade ?

Si je prends conscience ainsi de mes « non » en parole pour les convertir en des « oui » en actes, je pourrai également accueillir avec bonté ceux qui se débattent dans leurs propres contradictions.
Celui qui n’a jamais éprouvé ce combat intérieur ne pourra jamais comprendre, aimer et aider les autres combattants du « non » intérieur.

Quelque soit l’acte posé, même le pire des criminels, le plus abject des pédophiles, Dieu ne veut pas sa mort, il ne veut pas la mort du méchant (Ez 18, 25) mais qu’il change de vie.
Un être humain est toujours plus grand que les « non » qu’il profère, plus grand que les actes qu’il pose. Espérer en l’autre, pour qu’il revienne à sa dignité la plus humaine – celle du oui à Dieu – c’est lui redire avec patience et ténacité :
« Viens travailler à la vigne de Dieu ; là tu goûteras des vendanges où la joie déborde.

Que le premier fils de la parabole nous aide à ne jamais désespérer, ni de nous-mêmes, ni de ceux qui semblent dire non à Dieu.
Amen !

par Patrick BRAUD publié dans : Homélies
commentaires (0)    recommander
Mercredi 28 septembre 2005

Retrouvez « Première Séance », la chronique cinéma de Frédéric Sabourin tous les mercredis sur RCF Accords (Angoulême 96.8) à 7h55 et 18h25

Entre ses mains
de Anne Fontaine. France 2005. 90 mn. 130 copies. Avec : Isabelle Carré ; Benoît Poelvoorde ; Jonathan Zaccaï…

Après l’avoir rencontrée au bureau, Claire, jeune femme travaillant pour une compagnie d’assurances, se rend chez Laurent, vétérinaire qui a subit un dégât des eaux. Rapidement, Laurent l’invite à prendre un café et commence un étrange petit jeu de séduction. D’abord déroutée, Claire commence à répondre à ses invitations. Mais ce Laurent est décidément bizarre, et se montre un peu sombre. Ca coïncide avec un fait divers dans la région : un tueur de femmes en série traîne toujours en liberté, et agit avec un scalpel… Claire commence à le suspecter, mais elle est rassurée lorsqu’un crime a lieu alors qu’il s’était absenté de la ville.

Anne Fontaine, déjà réalisatrice de l’excellent Comment j’ai tué mon père avec Michel Bouquet et Charles Berling, et Nathalie avec Fanny Ardant et Emmanuelle Béart, signe avec Entre ses mains un thriller psychologique, genre difficile. On ne peut pas dire avec certitude qu’elle réussit à convaincre pleinement. Mais (car il y a un mais !), elle réussi quand même à créer une atmosphère oppressante par moment, grâce à des plans serrés et sans abuser d’une musique additionnelle sensée nous donner les chocottes… Elle réussi aussi grâce à Benoît Poelvoorde, dans un registre sérieux qu’on ne lui connaissait pas, mais qu’on ne soupçonnait pas pour autant… Comme un fantôme, Poelvoorde erre dans la vie de Claire, mais aussi dans la sienne, tout simplement. Isabelle Carré (Claire) dans un premier temps un peu en retrait d’un jeu qui pourrait convaincre dès la première seconde du film, prend peu à peu de l’épaisseur, en évoluant vers un personnage attirée par celui qu’elle subodore être le tueur en série. Attraction désastre, attraction sexuelle mais fort heureusement tenue à l’écart.

Certains esprits chagrins regrettent le petit manque de folie et d’angoisse qui ferait de Entre ses mains une œuvre plus forte si elle était moins maîtrisée. Trop de maîtrise ou pas assez, allez savoir ; la réponse est « entre vos mains » sans doute…

Moi, toi et tous les autres
de Miranda July. 90 mn. Etats-Unis 2005. 70 copies. Avec : Miranda July ; John Hawkes…

C’est avec enthousiasme que nous sommes allés voir ce film dont la critique se fait les gorges chaudes, sans doute parce que Miranda July a obtenu la « caméra d’or » à Cannes (qui récompense les premiers films). C’est vrai que Moi, toi et tous les autres a quelque chose de rafraîchissant, dans l’observation méticuleuse des comportements entre des voisins d’une banlieue américaine. On y retrouve parfois un peu des accents d’American Beauty de Sam Mendes, ou de Ghost world. Entre tristesse et solitude, la poésie se fraie un chemin dans cette vie d’une banalité écrasante, voire de franche misère sexuelle.

Miranda July, dans son propre rôle, fait de ce Moi, toi et tous les autres un objet singulier et cohérente, malgré la fabrication comme un puzzle.

L’histoire est donc difficile à raconter de bout en bout : disons que Christine est chauffeur pour personnes âgées et passe son temps libre à confectionner des vidéos d’art. Richard est vendeur de chaussures, jeune père récemment affecté par la séparation de sa femme. Ses deux fils de 7 et 14 ans passent leur temps à des conversations érotiques sur internet. Deux adolescentes précoces tentent de vaincre la timidité de Peter, le fils aîné.

Il n’y a jamais vraiment de forme, mais la succession de ces scénettes finit par avoir un sens dans la tête du spectateur. Cela dit, il ne faudrait pas croire que ce film soit à la portée de tous : comme souvent lorsque la « critique » se lève et applaudit à l’unanimité, l’élitisme d’un certain cinéma n’est pas loin… Même s’il vaut de l’or…

par fred sabourin publié dans : Actualités
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mercredi 28 septembre 2005

  

Les Scouts et Guides de France d’Angoulême font leur week-end de rentrée :
samedi 1er & dimanche 2 octobre
au Local régional de La Braconne (en Charente entre Angoulême et La Rochefoucault).

Renseignements et inscriptions :
Responsable groupe Scouts : Etienne Dubois 05.45.38.89.67

Responsable groupe Guides : Frédérique Foucher : 05.45.24.42.20

Aumônier du Groupe Scouts & Guides d’Angoulême :
Frédéric Sabourin  05.45.95.20.38

 

par fred sabourin publié dans : Actualités
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Dimanche 25 septembre 2005
Éloge des habitudes

saines habitudes, pour ne pas avoir à réfléchir ce que l'on veut faireMaintenant que la fatigue du déménagement s’estompe, je retrouve avec bonheur l’enchaînement des gestes, la séquence des choses à faire que l’on accomplit justement sans avoir besoin d’y penser.
Dieu que c’est reposant de ne pas avoir à chercher où est le dentifrice, où est rangé tel dossier important, comment mettre en route le café, quelle lampe allumer pour écrire, quelle autre pour l’ordinateur… ! bref,
tous ces petits détails qui vous simplifient la vie parce qu’ils vous libèrent de la nécessité de penser l’élémentaire.

Une maison est
une « demeure », un lieu où demeurer, dans la sécurité matérielle et affective qu’apporte un toit ami, un environnement personnalisé.
Les habitudes sont ces compagnes discrètes grâce auxquelles la demeure est familière ;
elles apportent une sécurité psychologique, une efficacité organisationnelle, une impression de maîtrise qui permet au moins de ne pas se laisser déstabiliser par la succession des tâches à assumer dans une journée, qui permet de récupérer le soir, « chez soi », lorsqu’il est bon d’être
comme le voilier à l’escale du port, à la fois en quête d’ailleurs et en repos autour du carré habituel.

Les habitudes, pas l’habitude
Car beaucoup d’entre vous protesteront contre la routine, cette grisaille dangereuse qui étend une fine pellicule d’ennui sur tous les gestes quotidiens.
« Comme d’habitude », chantait Claude François, en dénonçant l’hypocrisie des comportements que l’on répète sans les habiter vraiment.
Mais justement,
il est possible d’habiter ses habitudes, selon l’étymologie même du terme…
Comment marcher, patiner, sans acquérir des habitudes?Il est possible de choisir, et de re-choisir sans cesse, de prier le matin à telle heure avant ou après son café..
Il est possible de vouloir téléphoner à ses vieux parents à tel rythme, à telle heure, où l’on sait qu’ils seront disponibles, et pour ne pas oublier…
Ces petits rendez-vous coutumiers et réguliers traduisent alors notre désir le plus profond : loin d’émousser l’envie d’être là pour les autres, ils nous en donnent les moyens ordinaires.
Comment proclamer qu’on veut prier, aimer, communiquer, annoncer, s’il n’y aucune trace effective, aucune inscription régulière de cette volonté dans notre emploi du temps répétitif ?

Les habitudes, pas l’habitus
le sociologue Pierre BOURDIEULe concept d’habitus, cher au sociologue Bourdieu (naguère en vogue dans les milieux intellectuels plutôt marxistes), a le mérite de dénoncer ces évidences de classes qui font croire à certains qu’il est « naturel » de passer ses vacances au bord de la mer, de rencontrer ses amis grâce au golf ou au Rotary, et à d’autres qu’il est « normal » de ne s’intéresser qu’aux matches  de foot du Dimanche, au pastis du comptoir ou de mettre des posters de femmes nues dans leur casier à l’usine.
On peut définir simplement l'habitus comme la façon dont les structures sociales s'impriment dans nos têtes et nos corps par intériorisation de l'extériorité. À cause de notre origine sociale et donc de nos premières expériences puis de notre trajectoire sociale, se forment, de façon le plus souvent inconsciente, des inclinaisons à penser, à percevoir, à faire d'une certaine manière, dispositions que nous intériorisons et incorporons de façon durable. Elles résistent en effet au changement. L'habitus fonctionne comme un système car les dispositions sont unifiées et constituent d'ailleurs un élément d'unité de la personne. L'habitus renvoie à tout ce qu'un individu possède et qui le fait. On a pu dire que l'habitus se forme d'avoirs qui se transforment en être. En somme, l'habitus désigne des manières d'être, de penser et de faire communes à plusieurs personnes de même origine sociale, issues de l'incorporation non consciente des normes et pratiques véhiculées par le groupe d'appartenance. C'est l'habitus qui explique la reproduction, à l'insu des acteurs eux-mêmes, des rapports sociaux.

Mes habitudes chéries n’ont rien à voir avec ces constructions sociales qui veulent faire des ghettos autour de repères et de pratiques communes.
Elles seraient plutôt libérantes : en dégageant la pensée du souci de l’élémentaire, elles permettent de s’ouvrir à d’autres horizons, elles donnent du temps pour découvrir d’autres modes de vie, elles apportent la sécurité qui donne envie et capacité de prendre des risques dans d’autres milieux sociaux.

À condition qu’elles sachent se remettre en cause et évoluer, placées sous le double impératif de la fidélité à ma volonté profonde et de la nécessité de les re-choisir sans cesse, ces humbles compagnes deviennent une source de liberté, un réservoir d’audace.

Que serais-je si mes petites habitudes ne reflétaient pas ma personnalité profonde, ou pire encore si je ne savais pas sculpter dans le quotidien des jours ces longues frises entre lesquelles va se déployer l’aventure imprévue… ?
par Patrick BRAUD publié dans : Humeur
commentaires (0)    recommander

Vidéos d'actualité

Ne manquez pas ceci...

cliquez ici pour revenir à la page d'accueil 

         
 

Stats/ Traduction

depuis Septembre 2005
Web Counter visiteurs
Free Hit Counters pages vues
environ 13 000 visiteurs et 54 000 pages vues par mois actuellement
voila mon Google PageRank™
Pour traduire ces pages en anglais, en allemand ou autre, cliquez sur:
To translate these pages into English, in German or other, click on:
Um diese Seiten in Englisch, in Deutsch oder anderem zu übersetzen klicken Sie auf:


Traduction en anglais

Traduction en allemand

 

Images Aléatoires

Rechercher

W3C

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus