Cathédrale Angoulême

regroupant les églises suivantes:les bienheureux du purgatoire sur la façade de la cathédrale d'Angoulême (12° siècle)
St Pierre (cathédrale) / St Ausone / St André / St Martial
et Notre Dame d'Obezine / chapelle de Beaulieu (plan de la ville)
Nous fêtons aujourd'hui
Cliquez ici pour des infos sur les saints du jour à fêter

Inscrivez-vous (ou vos amis) à la newsletter bi-mensuelle en rentrant votre adresse e-mail dans la case NEWSLETTER
MERCI de réagir aux articles en laissant un COMMENTAIRE (lien en bas de l'article)
Pour nous écrire:
cathedrale16[at]yahoo.fr 
Pour trouver un article, tapez un mot-clé dans la case "RECHERCHER" ... et laissez votre griffe sur le "Livre d'Or" ! 
NOUVEAU ! Allez visionner les dernières vidéos d'actualité en cliquant sur le lien correspondant en haut à droite (4 vidéos nouvelles par jour...) !
Retrouvez les versions audio des dernières homélies du P. Braud sur
RCF / Radio Accords 16 le Dimanche à 8h30. Vous pouvez maintenant "podcaster" ces homélies !

Fêtes de N.D. de Fatima les 17-18 Mai à St André / repas paroissial à l’école de l’Enfant Jésus Dimanche 18 mai à 12h
Dimanche 13 avril 2008

Homélie du 4ème Dimanche de Pâques – Année A

Dimanche 13 Avril 2008

« Je suis la porte »

 


Qu’avez-vous fait, machinalement, pour venir à cette messe ? Vous avez franchi la porte de la Cathédrale (l’église). Sans vous en rendre compte, vous accomplissez à chaque fois une étape extraordinairement symbolique : franchir la porte. Passer du dehors au-dedans, pour participer à l’eucharistie. Puis passer de l’assemblée au monde, du dedans au dehors, suite à l’envoi final : « allez dans la paix du Christ ».

 

C’est donc que la porte commande la respiration même de notre foi.

On comprend mieux l’enjeu spirituel de l’affirmation étonnante de Jésus dans l’évangile de ce Dimanche : « Je suis la porte ». Le mot porte est répété 4 fois dans ce chapitre 10 de St Jean, comme pour signifier l’universalité de cette porte qu’est le Christ pour tous les peuples, venant de l’Est, de l’Ouest, du Nord et du Sud (4 = les 4 points cardinaux).

 

« Je suis la porte »...

À quels moments de notre existence franchissons-nous cette porte qu’est Jésus lui-même ?

Souvenez-vous : à chaque baptême, nous accueillons symboliquement l’enfant ou l’adulte sur le seuil de l’église, avant même le narthex. Par le baptême, accueilli à la porte, chacun est invité à entrer, grâce au Christ et par lui, dans un autre univers.
 

Souvenez-vous : à chaque mariage, le prêtre (ou le diacre !) va chercher les fiancés à la porte, pour qu’ils la franchissent avec lui. C’est pour signifier que le mariage est un passage, une Pâque, lorsqu’on se marie « dans le Seigneur ». Et si la mariée est en blanc pour franchir la porte, c’est bien en rappel du baptême, car se marier participe à la mort et à la résurrection du Christ.

Souvenez-vous encore : lorsque nous célébrons les obsèques d’un proche, nous accueillons le cercueil à la porte de l’église. Celui qui est uni au Christ traverse la mort comme on passe la porte : simplement…

 

Ainsi de notre naissance à notre mort en passant par le mariage, tous les évènements de notre existence peuvent devenir à travers le Christ comme des seuils à franchir, des portes qui s’ouvrent sur un au-delà.

En affirmant : « Je suis la porte », Jésus nous invite ainsi à passer par lui pour découvrir la vraie vie, la vie « en abondance ».

 

Ceux qui ne passent pas par cette porte désignent pour Jésus les pharisiens à qui il adresse cette paraole. C'est sans doute sous la plume de Jean les premières sectes soi-disant chrétiennes, gnostiques ou païennes en fait. Confronté à la fin du 1er siècle aux divisions dans les groupes chrétiens, Jean nous donne ainsi par son évangile un critère de discernement précieux. Ceux qui ne passeraient pas Jésus pour sauver l’homme risquent fort de n’être finalement que des bandits et des voleurs.

Hélas, la suite de l’histoire lui a souvent donné raison : les idéologies qui ont voulu se bâtir contre le Christ ou sans lui se sont finalement révélées inhumaines et destructrices. Des grandes hérésies des premiers siècles aux systèmes totalitaires du 20ème siècle, sans oublier les sectes ou les pensées néo-païennes d’aujourd’hui, le refus de passer par la porte qu’est le Christ se retourne contre l’humanité elle-même.

 

« Je suis la porte »...

la porte (basse) de l'église de la nativité à BethléemDans les autre évangiles, Jésus appelle ses disciples à lutter pour entrer par la porte étroite (Lc 13,24).

Si vous avez eu la chance d’aller à Bethléem en pèlerinage, vous avez du vous courber et vous faufiler à travers la porte basse et étroite de la basilique de la Nativité. Ce n’est pas facile de passer par le Christ ! Il nous avertit : parvenir au lieu de notre vraie naissance est exigeant. Mais cette porte étroite débouche réellement sur la naissance de l’homme à la vie de Dieu, comme à Bethléem…

 

« Je suis la porte »...

Dans le livre de l’Apocalypse, Saint Jean  écrira une variation sur ce thème de la porte. « Voici : je me tiens à la porte et je frappe, dit le Christ. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui pour souper, moi près de lui et lui près de moi » (Ap 3,20). Et juste après, Jean a la vision d’une « porte ouverte au ciel », avec une voix qui lui dit : « Monte ici »… (Ap 4,1).

 

Vous connaissez sans doute cette histoire pleine d’humour que Chaplin a merveilleusement jouée : un homme s’évertue à ouvrir la porte de son grenier ; il pousse, il s’évertue, il pousse, il transpire. Rien à faire : le verrou semble solide, la poignée tourne dans le vide. Epuisé, cet homme s’affale de tout son long dans le couloir, et là surprise… la porte s’ouvre toute seule, de l’intérieur …

Ainsi le Christ : il nous ouvre l’accès à nos greniers intérieurs, ces trésors de vie que l’Esprit de Dieu a déposé en nous. C’est par lui, avec lui et en lui, comme nous le chantons au sommet de la prière eucharistique, que nous pouvons avoir accès à nous-mêmes, ou plutôt avoir accès à Dieu en nous, et à nous en Dieu.

C’est cela, « avoir la vie en abondance », une « vie éternelle ».

 

« Je suis la porte »...

Comment entendre cette parole aujourd’hui ? 

Eh bien examinez tous les domaines où vous ne passez pas par le Christ pour faire vos choix.

Visualisez ces moments où le Christ n’est pas la porte de vos décisions, où vous ne voulez pas le mêler à vos affaires importantes : l’argent, la carrière, les loisirs, votre consommation, votre famille….

C’est là-dessus qu’il vous faut alors travailler.

N’escaladez pas par-dessus, ne fracturez pas d’autres fenêtres : revenez au Christ, entrez par lui dans votre avenir.

 

« Je suis la porte »...

Ecoutons cette parole: qu'elle travaille en nos toute cette semaine... Amen !

Père Patrick BRAUD


Évangile selon Saint Jean 10,1-10

Jésus parlait ainsi aux pharisiens: "Amen, amen, je vous le dis: celui qui entre dans la bergerie sans passer par la porte, mais qui escalade par un autre endroit, celui-là est un voleur et un bandit. Celui qui entre par la porte, c'est lui le pasteur, le berger des brebis. Le portier lui ouvre, et les brebis écoutent sa voix. Ses brebis à lui, il les appelle chacune par son nom, et il les fait sortir. Quand il a conduit dehors toutes ses brebis, il marche à leur tête, et elles le suivent car elles connaissent sa voix. Jamais elles ne suivront un inconnu, elles s'enfuiront loin de lui, car elles ne reconnaissent pas la voix des inconnus."

Jésus employa cette parabole en s'adressant aux pharisiens, mais ils ne comprirent pas ce qu'il voulait leur dire. C'est pourquoi Jésus reprit la parole: "Amen, amen, je vous le dis: je suis la porte des brebis. Ceux qui sont intervenus avant moi sont tous des voleurs et des bandits; mais les brebis ne les ont pas écoutés. Moi, je suis la porte. Si quelqu'un entre en passant par moi, il sera sauvé; il pourra aller et venir, et il trouvera un pâturage. Le voleur ne vient que pour voler, égorger et détruire. Moi je suis venu pour que les hommes aient la vie, pour qu'ils l'aient en abondance."

par Patrick BRAUD publié dans : Homélies communauté : Communauté spirituelle
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Dimanche 6 avril 2008

Homélie du 3ème Dimanche de Pâques – Année A

Dimanche 6 Avril 2008

 

La grâce de l’hospitalité

 

Moine des cités (De Wall Street aux Quartiers-Nord de Marseille)Frère Henry Quinson est un moine d’un type nouveau : habitant à 4 dans un HLM des quartiers nord de Marseille, il vit au contact des musulmans et des comoriens, majoritaires dans cette cité Saint Paul. Il raconte qu’après le tremblement de terre en Algérie, l’un des frères vivant dans la banlieue d’Alger (Boudouaou) a vu sa maison s’écrouler, en ruines. Aussitôt et pendant toute une année, ses voisins, musulmans, l’ont hébergé, logé, nourri. L’hospitalité n’est pas un mot vide en Algérie comme d’ailleurs en Afrique ou même chez nous.

Évidement chez nous, depuis qu’il y a des codes pour entrer, des grilles fermées, et des voisins qui se méfient les uns des autres c’est plus difficile ! C’est moins naturel d’ouvrir sa porte, d’inviter à sa table des inconnus, d’offrir un toit à des gens de passage. Pourtant cela se pratique encore : pensez aux échanges scolaires, aux jumelages… et Frère Henry Quinson racontait tous ces liens d’hospitalité qui se vivent dans sa cité HLM : échanges de gâteaux, de chorbas, de couscous, visites et entraides…

 la philoxénie d'Abraham

Pourrions-nous oublier que l’hospitalité est une attitude du cœur typiquement biblique ? (depuis la fameuse 'philoxénie' d'Abraham = son amour des étrangers, comme en témoigne l'accueil des 3 visiteurs de Gn 18; et d'ailleurs 'philoxénie' est le contraire de 'xénophobie'...)

Avons-nous bien entendu que c’est grâce à l’hospitalité, pressante nous dit le texte, que les disciples d’Emmaüs ont pu reconnaître et accueillir le Ressuscité ?

Saint Grégoire le Grand (Pape de 590 à 604) commente : « Ils l’invitèrent à partager leur gîte, comme on le fait avec un voyageur. Dirons-nous simplement qu’ils l’invitèrent ? L’Écriture, précise qu’ils le pressèrent. Elle nous montre par cet exemple que lorsque nous invitons des étrangers sous notre toit, notre invitation doit être pressante ».

Et Grégoire insiste sur la fécondité de l’hospitalité, cette ouverture de la maison familiale à l’image de l’ouverture du cœur : « Le Seigneur n’a pas été reconnu (par les deux disciples d’Emmaüs) pendant qu’il parlait ; il a daigné se manifester lorsqu’on lui offrit à manger. Aimons donc l’hospitalité, frères très chers. C’est d’elle que Paul nous parle : ‘N’oubliez pas l’hospitalité, c’est grâce à elle que quelques uns, à leur insu,  hébergèrent des anges’. Pierre dit aussi : ‘Pratiquez l’hospitalité les uns envers les autres sans murmurer’. Et la vérité elle-même (le Christ) nous en parle : ‘J’étais un étranger et vous m’avez accueilli ?’.

Et malgré cela, nous sommes si paresseux devant la grâce de l’hospitalité ! - s’étonnait Grégoire le Grand hier comme il pourrait le faire aujourd’hui - . Mesurons, mes frères, la grandeur de cette vertu. Recevez le Christ présent dans l’étranger, afin qu’au jugement il ne nous ignore pas comme des étrangers, mais nous reçoive comme des frères dans son royaume ».

 

Il fallait citer longuement Grégoire le Grand pour redécouvrir le lien entre les disciples d’Emmaüs et l’hospitalité dans nos maisons aujourd’hui.

Où en sommes-nous de cet accueil gratuit chez nous ?

À qui ouvrons-nous notre table ? Qui invitons-nous à dormir, à loger sous notre toit ? 

Celui qui élargit ainsi l’espace de sa maison élargit en même temps ses horizons, sa soif de l’autre, son désir de la rencontre imprévue. L’évangile de ce Dimanche nous dit même que c’est le Ressuscité en personne qui peut alors se manifester, être accueilli, lorsque nous pratiquons l’hospitalité.

Voilà une belle résolution pour le temps pascal, en famille ou tout seul : quel hôte de passage puis-je nourrir, accueillir, inviter chez moi ? Les amis des enfants ? Un enfant du Secours Catholique qui cherche une famille d’accueil pour les vacances d’été ? Une personne âgée seule chez elle ? Un toutriste de passage ?...

Comment pratiquer plus généreusement l’hospitalité ?

Vos enfants vous remercieront plus tard d’avoir eu une maison ouverte sur les autres…

 

Et surtout, vous pouvez peut-être héberger des anges sans le savoir, comme le dit justement Saint Paul.
Vous pourrez même ouvrir les yeux sur la présence du Ressuscité, grâce à l’hospitalité, celle des disciples d’Emmaüs.


Saint Augustin ('maghrebin' des années 354-430) osait écrire à propos de cet évangile : « retiens l’étranger si tu veux connaître ton Sauveur ». C’est bien parce que les disciples ont retenu à manger cet étranger de passage qu’ils ont reconnu le vivant. « L’hospitalité leur a rendu ce que le doute leur avait pris ».

 Arcabas: les disciples d'Emmaüs (détail)

Pratiquez donc l’hospitalité, sans murmurer (St Pierre), comme à Emmaüs. Ceux que vous accueillerez à votre table vous accueilleront auprès de Dieu. Ceux que vous aurez logés vous introduiront dans la demeure de Dieu.
Et déjà, vous verrez votre regard, votre coeur se dilater jusqu’à des horizons insoupçonnés...

 

Père Patrick BRAUD


Lc 24, 13-35
Le troisième jour après la mort de Jésus, deux disciples faisaient route vers un village appelé Emmaüs, à deux heures de marche de Jérusalem, et ils parlaient ensemble de tout ce qui s'était passé.
Or, tandis qu'ils parlaient et discutaient, Jésus lui-même s'approcha, et il marchait avec eux. Mais leurs yeux étaient aveuglés, et ils ne le reconnaissaient pas. Jésus leur dit : « De quoi causiez-vous donc, tout en marchant ? » Alors, ils s'arrêtèrent, tout tristes. L'un des deux, nommé Cléophas, répondit : « Tu es bien le seul de tous ceux qui étaient à Jérusalem à ignorer les événements de ces jours-ci. »
Il leur dit : « Quels événements ? » Ils lui répondirent : « Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth : cet homme était un prophète puissant par ses actes et ses paroles devant Dieu et devant tout le peuple. Les chefs des prêtres et nos dirigeants l'ont livré, ils l'ont fait condamner à mort et ils l'ont crucifié. Et nous qui espérions qu'il serait le libérateur d'Israël ! Avec tout cela, voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c'est arrivé. A vrai dire, nous avons été bouleversés par quelques femmes de notre groupe. Elles sont allées au tombeau de très bonne heure, et elles n'ont pas trouvé son corps ; elles sont même venues nous dire qu'elles avaient eu une apparition : des anges, qui disaient qu'il est vivant. Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau, et ils ont trouvé les choses comme les femmes l'avaient dit ; mais lui, ils ne l'ont pas vu. »
Il leur dit alors : « Vous n'avez donc pas compris ! Comme votre coeur est lent à croire tout ce qu'ont dit les prophètes ! Ne fallait-il pas que le Messie souffrît tout cela pour entrer dans sa gloire ? » Et, en partant de Moïse et de tous les Prophètes, il leur expliqua, dans toute l'Écriture, ce qui le concernait.
Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient, Jésus fit semblant d'aller plus loin. Mais ils s'efforcèrent de le retenir : « Reste avec nous : le soir approche et déjà le jour baisse. » Il entra donc pour rester avec eux. Quand il fut à table avec eux, il prit le pain, dit la bénédiction, le rompit et le leur donna. Alors leurs yeux s'ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il disparut à leurs regards. Alors ils se dirent l'un à l'autre : « Notre coeur n'était-il pas brûlant en nous, tandis qu'il nous parlait sur la route, et qu'il nous faisait comprendre les Écritures ? »
A l'instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem. Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons, qui leur dirent : « C'est vrai ! le Seigneur est ressuscité : il est apparu à Simon-Pierre. » A leur tour, ils racontaient ce qui s'était passé sur la route, et comment ils l'avaient reconnu quand il avait rompu le pain.
par Patrick BRAUD publié dans : Homélies communauté : Communauté spirituelle
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Lundi 31 mars 2008

 

Effet d’annonce ?
Homélie de l’Annonciation faite à Marie / Lundi 31 Mars 2008

Chapelle N.D. d’Obezine


"On commence à s’en méfier, et on a raison. On nous promet tout dès que l’opinion publique bouge le petit doigt et qu’un mouvement social se manifeste.

On annonce des mesures, des budgets, un plan de redressement, puis… plus rien. Qui se rappelle encore du plan pour les banlieues, des places de logement suite aux tentes sur le canal Saint Martin… ? L’opinion publique s’est contentée des effets d’annonce. Les actes n’ont pas suivi les paroles.

 

Excusez-moi de poser la question un peu brutalement : et Dieu aurait-il succombé lui aussi aux conseils de ses experts en communication en misant sur les effets d’annonce ? Car des annonces, il y en a, surtout à l’approche de Noël : Annonce à Marie, à Zacharie, aux bergers, à Joseph…

 

Effets d’annonce ? Sûrement, vu la réaction de tous les concernés !

Annonce sans effets ? Sûrement pas, vu la suite des événements ! Elle secoue l’histoire intime de Marie et l’histoire collective du peuple d’Israël : le Messie naît, il vit une existence fulgurante, il meurt dans le dénuement et il ressuscite mystérieusement.

Comprenne qui peut, croie à qui la foi est donnée. L’annonce de Dieu s’est réalisée, les actes ont suivi les paroles. Seulement, peut-être pas comme certains parmi nous l’ont imaginé.

 

C’est cela, l’effet d’annonce de Dieu : Il fait suivre ses paroles par des actes, mais souvent en décalage par rapport à nos attentes. Cet effet d’annonce nous interroge, nous permet de nous recentrer et de nous remettre en marche vers l’essentiel de notre vie. "    (Hans-Joachim LUNG)

La fête de l’Annonciation que nous célébrons aujourd’hui est tout le contraire d’un effet d’annonce !

Pas de tapage public ni de journalistes autour de l’inconnue de Nazareth.

Pas de photographe pour mettre en 1° page cette jeune fille, qui ne comprend pas ce qui lui annoncé, mais qui y consent de tout son coeur, de tout son corps.

 Simone Martini. Annonciation. Détail. 1333. Panneau de bois. Galerie des Offices, Florence, Italie.

À l’Annonciation, c’est presque rétrospectivement que l’annonce permet de déchiffrer l’événement.

Car l’événement a eu lieu : Jésus, Messie caché, Messie humilié, Messie ressuscité. Et la parole adressée à Marie pour la préparer à cette aventure est déjà à l’oeuvre, efficacement, en sa chair.

 

En Dieu, les actes et les paroles sont indissociables.

 

Le Concile Vatican II précise (Dei Verbum n° 2) :

« L’économie de la révélation se fait par des actions et des paroles (gestis verbisque) si étroitement liées entre elles, que les oeuvres (opera) accomplies par Dieu dans l'histoire du salut attestent et corroborent les paroles (verba), et que les paroles proclament les oeuvres. »

 

C’est donc que l’annonce faite à Marie autrefois est encore l’annonce faite à Pierre, Jacques et Jean aujourd’hui !
Il est donné à chacun, si nous savons l’entendre, la parole qui éclaire tel événement, ou tel événement annoncé dans telle parole.


Marie était en attente, son désir éveillé : voilà pourquoi elle a perçu ce que personne n’a entendu à part elle. Si nous ouvrons notre désir intérieur à la suite de Marie, nul doute que la même voix fera son chemin en nous :

« Je te salue, comblé de grâce. L’Esprit du Seigneur vient sur toi pour te donner d’enfanter le Verbe de Dieu en toi, pour donner corps au Christ ressuscité au milieu de tes frères. Veux-tu coopérer activement, comme Marie, à cette renaissance ? »...

 

Père Patrick BRAUD

par Père Patrick BRAUD publié dans : Homélies communauté : Communauté spirituelle
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander

Un peu d'histoire

cliquez ici pour revenir à la page d'accueil 

         
 

Recherche

Stats/ Traduction

depuis Septembre 2005
Web Counter visiteurs
Free Hit Counters pages vues
environ 13 000 visiteurs et 54 000 pages vues par mois actuellement
voila mon Google PageRank™
Pour traduire ces pages en anglais, en allemand ou autre, cliquez sur:
To translate these pages into English, in German or other, click on:
Um diese Seiten in Englisch, in Deutsch oder anderem zu übersetzen klicken Sie auf:


Traduction en anglais

Traduction en allemand

 

Images aléatoires

W3C

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus