Le Groupe " 124 " (équipes des Séparés, Divorcés, Divorcés-Remariés) du diocèse d'Angoulême continue sa route. Nous nous sommes retrouvés à la maison diocésaine le mardi 4 mars.
Comme toujours, l’ordre du jour de la rencontre
prévoit de s’adapter quand nous accueillons des personnes venant pour la première fois. C’était le cas cette fois-ci. Aussi, après un tour de présentation, nous avons d’abord échangé sur ce qui avait pu motiver notre décision de répondre à cette invitation :
- Présence, suite à la rencontre organisée par l’Ancre et la Page le 8 mai 2007 à
l’école St Paul.
- Désir de partager et d’échanger avec des chrétiens.
- Il ne s’agit pas de nous retrouver entre nous pour ruminer et ressasser nos
douleurs ou nos échecs. Cet échange nous fortifie énormément et nous permet de créer des liens qui s’élargissent sur les autres.
- Pouvoir s’exprimer sans se sentir jugés est un moyen de discerner la trace de Dieu
dans nos vies : c’est dans ce qui nous paraît parfois le plus obscur et le plus raté que peut se dessiner un passage vers une vie plus accomplie. Cela donne courage et force pour
avancer.
- Besoin de poser des questions sur la
position de l’Eglise face aux divorcés remariés. Et plus précisément : « Sur quoi se fonde l’Eglise catholique pour défendre cette position de non accès aux sacrements,
alors que les églises orthodoxes et protestantes préconisent un long cheminement de réconciliation qui peut aboutir aux sacrements ».
Pour le moment, nous n’espérons pas de changement dans le droit canon, mais nos échanges nous permettent de regarder comment cela
retentit dans notre propre vie de foi et comment, avec cela, nous pouvons trouver notre place dans les communautés :
- « La démarche de recevoir la bénédiction pendant la communion est vraiment
difficile, je ne peux y aller qu’exceptionnellement, rendre cette démarche systématique la rendrait moins forte. »
- « Me déplacer pour recevoir la bénédiction m’est impossible pour moi c’est
recevoir quelque chose au rabais… »
- « Pour moi au contraire, après avoir longtemps ressenti ce
« rabais », c’est devenu pour moi un moyen d’être dans la communauté. Mon impuissance et ma faiblesse acceptée, m’ont fait grandir dans ma foi. »
- « La bénédiction est une vraie communion pour moi, surtout si le prêtre me
bénit en me disant une parole plus personnelle. »
- « N’étant pas remariée, la communion prend un sens nouveau pour moi : je
me pose la question suivante : dans quel état suis-je en allant communier… ? et du coup, je ne peux plus y aller systématiquement ».
Nous sommes tous d’accord pour dire que le sacrement de l’Eucharistie est signe extra-ordinaire pour nourrir notre vie. Pourtant quand
on regarde les personnes qui s’approchent de la Table, on ne sent pas toujours cet EXTRA-ORDINAIRE… c’est peut être l’inconvénient d’y aller par
habitude ?
- « Comment vivre sans la possibilité de recevoir le sacrement de réconciliation ? Je ne peux pas croire que Dieu ne me
pardonne pas, même si je sais que je suis pécheur ! »
- « Dieu pardonne à tous ceux qui en font la demande. Ce pardon est bien réel mais n’a pas de valeur
sacramentelle.. »
Nous aurions finalement TOUS BESOIN d’être catéchisés pour découvrir ce qu’est un sacrement…. Et pas exclusivement les divorcés
!
Nous prenons un moment pour faire un point sur l’après midi du 8 décembre 2007, organisé
par la Pastorale Familiale, avec le Père Dagens. Cette rencontre s’adressait aux équipes de préparation au mariage, aux Equipes Notre Dame, et au Groupe 124. L’objectif était alors de permettre
la rencontre de ces trois pôles et de lancer officiellement la diffusion d’une plaquette rédigée à l’attention des « divorcés » à la suite du synode.
Nous constatons que ces plaquettes n’ont pas été déposées partout, mais que là où elles avaient été déposées, il n’en reste déjà
pratiquement plus.
A ce jour, il n’y a pas eu de retour de personnes qui en auraient pris….
Nous aimerions avoir ce retour.
Prochaine rencontre , le 17 juin 2008 à 20h30, à la maison diocésaine
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