Cathédrale Angoulême

regroupant les églises suivantes:les bienheureux du purgatoire sur la façade de la cathédrale d'Angoulême (12° siècle)
St Pierre (cathédrale) / St Ausone / St André / St Martial
et Notre Dame d'Obezine / chapelle de Beaulieu (plan de la ville)
Nous fêtons aujourd'hui
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Fêtes de N.D. de Fatima les 17-18 Mai à St André / repas paroissial à l’école de l’Enfant Jésus Dimanche 18 mai à 12h
Dimanche 13 janvier 2008

 

Homélie du Dimanche 13 Janvier 2008 – Année A                        

Journée Mondiale du Migrant et du Réfugié
Baptême du Seigneur
 
       « Si les fourmis se rassemblent, elles peuvent soulever un éléphant ! »
         Ce proverbe africain, venu du Burkina-Faso, convient bien à notre rassemblement eucharistique de ce matin : fourmis wallisiennes, africaines, portugaises et charentaises s’unissent pour soulever ensemble les tonnes éléphantesques de préjugés que nous pouvons avoir les uns sur les autres !
 
         La Journée Mondiale du Migrant et du Réfugié résonne cette année encore des chants, des danses, des recettes culinaires de chaque pays partagés hier à la Maison Diocésaine. Plus encore, le thème de la table ronde nous invitait à « soulever d’autres éléphants » : la peur, le sentiment de danger en face de l’autre...
La peur vient de ce que je perçois l’autre comme un danger potentiel ; la confiance - la foi c’est le même mot - vient de ce que je connais assez l’autre et sa culture pour le percevoir comme une chance. Et cela marche aussi bien dans un sens que dans un autre : français vis-à-vis d’africains venus récemment en France, Wallisiens - portugais ou africains - portugais, etc…
 
         Notre expérience en Église, depuis 2000 ans, c’est qu’il existe une autre mondialisation, basée sur l’enrichissement mutuel.
Il existe une autre citoyenneté, basée sur l’égalité de tous devant Dieu.
Les dangers viendraient d’un non-respect mutuel : aussi bien des migrants ne respectant pas la culture, la laïcité, l’histoire ou la sagesse du pays qui les accueille, que des habitants ne respectant pas les besoins de protection, de reconnaissance, de fraternité ou de diversité exprimés par les réfugiés et les migrants accueillis.
 
         À l’inverse, c’est une vraie chance de pouvoir apprendre à se connaître, s’estimer, et ainsi briser les ghettos où chacun a tendance à instinctivement s’enfermer…
« Si les fourmis se rassemblent, elles peuvent soulever un éléphant ! »
Ici sur la paroisse centre ville, on le découvre à chaque fête de Notre Dame de Fatima. Et depuis qu’on fête Notre Dame de Fatima avec la paroisse, la communauté d’origine portugaise et la communauté africaine de Charente, on découvre une joie et une ferveur qui font du bien à chacun. Quelle chance que de pouvoir chanter en portugais : « Boa noite Maria » en agitant les mouchoirs, après avoir chanté et dansé : « Mariam songo » sur des rythmes africains !
Plus encore, quelle chance d’échanger avec d’autres pays sur nos raisons de croire, d’espérer, sur nos combats pour l’homme au nom de notre foi, sur nos manières de prier, de célébrer, d’évangéliser…
« La vérité est symphonique » disait un grand théologien (Urs van Balthasar) : la symphonie des cultures doit couvrir le bruit angoissé de la peur de l’autre.
 
Sr Emmanuelle a suivi le Christ dans ce plongeon dans les déchetteries d'aujourd'hui...D’ailleurs, que fêtons-nous en cette Journée Mondiale du Migrant ?
Et bien nous fêtons en même temps le dimanche du Baptême du Christ !
Nous fêtons un Dieu qui n’a pas eu peur de rencontrer l’homme, de le rejoindre même au plus bas de son humanité. La file des pécheurs du Jourdain a sous doute commis tout ce que vous avez rêvé de faire sans oser l’accomplir : adultères, vols, meurtres, corruption, délation… C’est à la déchetterie de l’humanité que Jésus se rend en allant au Jourdain à l’endroit où Jean baptise. Pourtant il n’a pas peur d’aller nous rejoindre là, au plus bas, au plus sale.
descends de ton âne si tu veux avec le Christ être baptisé en humanité..!
Un autre proverbe burkinabé dit : « Celui qui voyage sur un âne ne sait pas que le sol est brûlant ».
Dans son baptême, le Christ descend des hauteurs pour éprouver lui-même la brûlure du péché de l’homme. La croix sera plus tard la brûlure absolue, l’immersion la plus complète dans l’enfer de la solitude et de la déchéance humaine.
         Du baptême à la croix, Paul dira de Jésus qu’il a été, pour nous, identifié au péché. « Christ a été fait péché » pour nous, afin que nul pécheur ne désespère d’être trop loin de Dieu pour pouvoir être aimé.
Christ est aujourd’hui plongé dans le Jourdain pour que plus personne ne soit noyé, submergé par le mal commis ou subit.
Christ remonte aujourd’hui des eaux du Jourdain pour que l’énergie de la résurrection soit offerte à tous les peuples, langues, nations, cultures…
 
« Celui qui voyage sur un âne ne sait pas que le sol est brûlant ».
Aujourd’hui le Christ ‘descend de son âne’, et plonge dans nos brûlures les plus secrètes.
Comment pourrions-nous fêter le Baptême du Seigneur sans nous aussi ‘descendre de notre âne’ ? 
Sans embrasser l’autre même s’il nous fait peur au début ?
Sans goûter avec lui la grande espérance du corps du Christ sortant vainqueur des eaux de mort ?
 
         Africains, portugais, charentais ou de toute autre origine, nous avons la chance devant le Christ de nous reconnaître tous renés des eaux du baptême. Que cette eucharistie nous donne le courage de vaincre nos peurs, nos appréhensions, nos préjugés, pour mieux vivre ensemble, ici à Angoulême comme ailleurs, migrant ou habitant là depuis toujours, réfugié ou venu d’autres régions de France. Traduisons cela en actes dans nos relations sociales, nos choix de société, nos paroles dans la rue…
Amen !
Père Patrick BRAUD
par Patrick BRAUD publié dans : Homélies communauté : Communauté spirituelle
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Samedi 12 janvier 2008
Lors des messes de l'Épiphanie, les diacres permanents du diocèse ont prêché dans toutes les églises du doyenné, pour nous préparer aux ordinations à venir.
Voici  la 4° de ces homélies diaconales (amusez-vous à les comparer!)
 
Homélie du dimanche de l’Épiphanie 2008                 
par Eddie Lepreux, diacre permanent du diocèse d’Angoulême

Aujourd’hui, nous célébrons l’EPIPHANIE, c'est-à-dire
           
LA MANIFESTATION DE DIEU AUX HOMMES,
 
et plus précisément aujourd’hui la venue dans le monde de Jésus-Christ.
Cette venue de Jésus-Christ dans le monde, cette manifestation de Dieu aux hommes, nous est racontée à travers cet épisode de la visite des rois mages.  
 
Ensemble regardons ces rois mages qui, selon la tradition, seraient, pour Melchior, blanc, Gaspard, jaune et Balthazar, noir et viendraient donc d’horizons, de continents différents, pour trouver ce roi des juifs et se prosterner devant lui.
Ils sont guidés, ces astrologues ou devins, par une étoile.
Lorsqu’ils ont trouvé celui qu’ils cherchent, après être passés par Jérusalem, rappelant ainsi symboliquement que le salut vient des juifs, ils lui offrent leurs présents :

 L'or pour sa royauté, l'encens pour sa divinité, la myrrhe, parfum utilisé pour embaumer les défunts, pour annoncer sa mort.
et ils vont repartir, mais avertis en songe ils repartent par un autre chemin.
 
Après avoir regardé un peu sommairement le contexte traditionnel rapporté par Matthieu et avec un peu d’imagination, mettons-nous dans la peau de ces trois personnages, des païens, qui se prosternent devant ce Roi des juifs qui, entre nous soit dit, a dû les surprendre, à la fois par le cadre et le contexte de sa naissance !
Cette visite, racontée par le seul Matthieu, me conduit dans la foi à me poser, à nous poser, la question essentielle pour ma foi, pour notre foi :
Quelle est l’étoile qui me guide ?
Est-ce la Lumière de mon baptême ?
Qui est-ce que je cherche ?
 
Un roi capable de délivrer l’humanité par la force et le fracas des armes ou de sa puissance ?
Et au bout de la route, est-ce que c’est ce Dieu puissant annoncé par Isaïe ?
Cette visite des rois mages nous plonge (et c’est souvent, voire toujours, le cas dans l’Ecriture) au cœur de notre foi, sachant de plus que ce sont les païens (les mages) qui nous montrent le Dieu Sauveur annoncé !

 
Oui, le voilà, ce roi langé dans une mangeoire et qui n’affirme qu’une seule et unique puissance : celle de l’enfant qui attend tout de nous et qui se remet entièrement entre nos mains.
Le voilà, ce roi dont la toute-puissance réside uniquement dans l’amour qu’il appelle et dont il a besoin de façon vitale.
Tout à l’heure nous allons, nous aussi, et de nouveau, prendre le chemin pour le rencontrer, ce roi…le rencontrer au travers du partage du pain eucharistique. ..(quand je dis rencontrer de nouveau, c’est que déjà nous le rencontrons à travers et par le partage de la Parole)
Et quand nous l’aurons écouté, reçu, partagé, conserverons-nous le même chemin ou, au contraire, changerons-nous de route pour mieux suivre l’étoile qui nous a conduit jusqu’à lui ?
par Eddie Lepreux publié dans : Homélies communauté : Communauté spirituelle
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Samedi 12 janvier 2008
Lors des messes de l'Epiphanie, les diacres permanents du diocèse ont prêché dans toutes les églises du doyenné, pour nous préparer aux ordinations à venir.
Voici  la 3° de ces homélies diaconales (amusez-vous à les comparer...)
 
Homélie du dimanche de l’Epiphanie 2008                 
par Claude Amiaud, diacre permanent du diocèse d’Angoulême

Avec vous chers amis, je me suis laissé guider par une lumière qui m’a conduit jusqu’ici, et je suis très heureux d’être parmi vous ce soir.
La lumière de Bethléem brille dans le monde entier, elle est même venue en TGV (grâce aux scouts de France qui nous l’ont apportée de là-bas !), et est sûrement présente dans cette église, mais bien plus que cela en chacun de nous frères baptisés en Christ, nous sommes le temple de la lumière de Dieu, mystère d’un petit enfant qui nous fait renaître à la vie divine, oui la lumière de notre baptême nous fait présence du Christ Jésus pour toute l’humanité.
 
Matthieu dans cet évangile d’aujourd’hui vient donner la signification de la naissance du Sauveur du monde.
Le Sauveur du monde est issu du peuple choisi, du peuple d’Israël, cette première lecture du
Prophète Isaïe l’annonce a ce peuple. « Debout Jérusalem resplendit elle est venue ta lumière, et la gloire du Seigneur s’est levée sur toi, les nations marcherons vers ta lumière et les rois vers la clarté de ton aurore ». On se souvient de cette lumière messianique annoncée à la messe de Noël. «  Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se le ver une grande lumière, car un enfant nous est né. » (Isaïe 9, 1-15)
Ce n’est pas seulement Jérusalem qui est resplendissant, mais c’est toute la création qui
est associée à l’héritage divin. La lumière divine a brillé pour ces hommes qui viennent d’Orient, ils se mettent en route pour venir adorer le Roi des Juifs qui vient de naître, en lui offrant des présents. L’Epiphanie désigne la manifestation de Dieu à tous les hommes sans distinction, nous dit St Paul dans sa lettre aux Ephésiens.
Comme il est réconfortant de savoir que «  le mystère du Christ révélé par l’Esprit Saint aux Apôtres, à ce mystère les païens sont associés au même héritage, au même corps, au partage de la même promesse, dans le Christ Jésus par l’annonce de l’évangile » (Eph 3,6)
 
Tout ceux qui ne connaissent pas Jésus, tout ceux dont la foi est différente et que Dieu
aime, que Dieu éclaire, que Dieu attire à lui par sa grâce invisible, tout ces frères et sœurs comment les voyons-nous dans ce monde blessé par l’individualisme, le chacun pour soi ?
L’Épiphanie nous invite à reconnaître en eux des frères aimés de Dieu.
L’amour du Christ est-il vraiment la source et le secret de notre vie ?
La rencontre du Christ transforme nos vies, une autre route s’ouvre à cette bonne nouvelle que tu nous as donné Seigneur, cette lumière de Bethléem, elle a besoin de nous tous pour qu’elle porte du fruit, il ne faut pas la garder pour nous tout seul.

Alors mon regard sur celui que je rencontre chaque jour doit être le regard du Christ qui
est en moi, un regard d’amour qui passe par moi pour dire à mon frère toi aussi tu es aimé et unique pour Dieu.
 
l'adoration des mages; église St André (Angoulême)Laissons briller la lumière du Christ Jésus en nous, la même lumière qui pousse les mages à se mettre en route pour venir adorer l’enfant Dieu, à ce moment là, c’est un regard qui croise un autre regard avec un profond respect, quand les mages tombent à genoux devant l’enfant, ils ne se sentent pas diminué, la vénération qui est dans leur cœur les grandit humainement. Nous pouvons voir dans ces personnes étrangères au peuple choisi, leur disposition à se laisser guider par l’action de Dieu dans leur cœur, à l’accueil qu’ils font au message qu’ils reçoivent.
Oui, Dieu regarde avec amour ces hommes qui marchaient vers Jésus. Dans ma vie, il ya aussi des grâces qui me guident vers la découverte de Jésus, la soif de l’amour me conduit vers Dieu qui est tendresse pour les pécheurs, il est une force qui rénove l’homme de l’intérieur, il transforme nos vies aujourd’hui.
 
Quel bonne nouvelle, l’Eglise et chacun de nous, nous sommes appelés à témoigner, vivre Noël, Dieu avec nous, il est lumière de nos vies pour la vie avec Jésus. Alléluia !
par Claude Amiaud publié dans : Homélies communauté : Communauté spirituelle
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