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Angoulême (Charente)
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«Vincent Humbert ne voulait pas mourir», titre
aujourd'hui le quotidien français « Le Parisien - Aujourd'hui en France » auquel se confie le kinésithérapeute de Vincent Humbert, mort
par euthanasie. Le kinésithérapeute dénonce : « Vincent, pour ceux qui l'ont connu et véritablement aimé, n'est pas mort dans la dignité ». Le témoignage complet d'Hervé Messager,
kinésithérapeute de Vincent Humbert, est en ligne. (cliquez ci-dessous)
Avant la diffusion, lundi prochain, à la télévision française, d'un téléfilm consacré à « l'affaire Vincent Humbert », Hervé Messager, son kinésithérapeute, dit vouloir « rétablir certaines
vérités », quatre ans après la mort, par euthanasie, du jeune tétraplégique, indique la synthèse de presse de la fondation Jérôme Lejeune.
« Généthique » rappelle que Vincent Humbert était soi-disant devenu aveugle et paraplégique suite à un accident de voiture. Sa mère, Marie Humbert, lui a injecté une dose de barbituriques qui l'a
plongé dans le coma. Le Dr Frédéric Chaussoy a alors décidé de débrancher le respirateur artificiel du jeune homme, puis de lui administrer un produit létal, entraînant son décès par arrêt
cardiaque.
Le 26 février 2006, le juge d'instruction de Boulogne-sur-Mer a clos le dossier Humbert en prononçant un non-lieu pour Marie Humbert et l'anesthésiste qui ont provoqué la mort de Vincent Humbert.
L'homicide volontaire a été pourtant reconnu. Mais « l'exonération de responsabilité » est intervenu pour raisons de pression médiatique.
Cette affaire avait été très largement médiatisée et avait suscité un long débat à l'origine d'une nouvelle loi sur « l'accompagnement en fin de vie », adoptée le 22 avril 2005 au Parlement et
instituant un droit à « laisser mourir ».
Hervé Messager a soigné Vincent Humbert pendant presque deux ans au centre héliomarin de Berck-sur-Mer, dans le Nord de la France. Pour lui, l'état du jeune homme a été « déformé ». «
Profondément, je ne crois pas qu'il avait envie de mourir », déclare le kinésithérapeute.
Pour raconter sa version des faits, Hervé Messager a envoyé un DVD, assorti d'une lettre-témoignage à des députés, sénateurs et journalistes. Ce DVD a été financé par l'association « SOS Fin de
vie ».
« Ce qui m'a le plus révolté dans l'avalanche médiatique, c'est la répétition en boucle d'une multitude de mensonges. Tous les médias ont repris ces inepties comme s'ils n'avaient aucun souci de
vérifier la vérité. Vincent n'était pas tétraplégique. Aucun médecin n'a dit à Marie que son fils avait une lésion de la moelle épinière. Vincent n'était pas aveugle même s'il ne voyait pas bien.
Vincent n'avait pas de perfusion (...). Vincent, pour ceux qui l'ont connu et véritablement aimé, n'est pas mort dans la dignité ».
« La disparition forcée de Vincent Humbert a été chez nous à Berck un cas unique dans l'histoire de notre hôpital. Mais
elle a fait naître beaucoup d'angoisse ici et, j'imagine, ailleurs. (...) Pourquoi avoir tué Vincent ? S'il y a une logique à cette mort, on devrait admettre qu'il y a, dans notre hôpital, des
centaines de patients de plus qu'il faudrait tuer ! Si on commence à tuer pour ça, on va finir par tuer tous ceux qui entrent à l'hôpital. Et ceux qui survivent sans progrès au bout de deux ans,
qu'est-ce qu'on en fait ? Doit-on les achever ? »
« Au nom de la vérité et de l'amitié, j'ose vous dire que Vincent avait encore plein de choses à vivre. Il y a aujourd'hui, dans nos hôpitaux, beaucoup de
Vincent qui sont dans des situations dix fois pire que lui. Et les familles veulent que leur proche continue à vivre. Même le patient, quand il peut s'exprimer, veut continuer l'aventure de la
vie. Il y a certes, des jours, des moments de dépression. A nous, personnel soignant, de les soutenir, on est là pour cela. Mais il nous faut un climat de confiance ».
Pour les médecins qui ont accompagné Vincent Humbert, le téléfilm travestit la réalité. « C'est une accumulation d'éléments tous plus misérabilistes les uns que les autres qui trempent dans l'eau
de rose et ne visent qu'à une chose : faire verser des larmes à la ménagère de moins de 50 ans », avait prévenu le Dr Pascal Rigaud, chef du service de rééducation fonctionnelle où séjournait
Vincent (« Le Quotidien du Médecin » du 6 septembre 2007).
Pour le Dr François Danzé, chef du service de neurologie du centre héliomarin de Berck-sur-mer : « C'est une opération indigne, qui vise à faire du pathos à bon marché
sur une histoire qui a profondément bouleversé les membres de nos équipes ».
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