Cathédrale Angoulême

regroupant les églises suivantes:les bienheureux du purgatoire sur la façade de la cathédrale d'Angoulême (12° siècle)
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Mardi 12 février 2008
Homélie du 1° Dimanche de Carême 2008
10/02/08
 
Appuie-toi sur la Parole de Dieu pour devenir fidèle
 
5 propositions pour vivre le Carême
 
J’ai le sentiment que le carême ressemble un peu à un hiver.



En même temps, lorsque j’emploie cette image, ce sont deux idées différentes qui me viennent à l’esprit.
Une première, sèche et aride et une seconde qui annonce la vie.
Comme il y a une vision triste de l’hiver, il y a une vision triste du carême. Aujourd’hui je voudrais vous montrer que le carême est une joie. L’hiver peut être vu comme le moment où la nature est morte, le moment où la maison craque de partout, un long temps où l’on se pose en attendant que ça passe. Mais l’hiver peut aussi être regardé comme le temps où la nature se repose, reprend ces forces pour qu’au printemps, les bourgeons déploient leurs éclats. C’est aussi l’heure où l’on prépare la liste pour les travaux d’été et le matériel. Ce n’est pas le temps du « rien faire et ça passera », c’est le temps où l’on se prépare, où l’on refait ses forces. Le carême peut lui être vu comme un temps de pénitence où l’on risque de confondre exercice de la volonté et souffrance. Mais on peut aussi le voir, comme le temps de l’approche. Le carême est ce temps où je refais mes forces, je cherche à découvrir qui est Dieu, à m’approcher de Lui. Le carême est joyeux car il est LA bonne idée de l’Église qui m’interpelle et me dit : « C’est bien gentil d’avoir ta vie, mais n’as-tu pas le sentiment de tourner un peu en rond ? ». C’est vrai. Je prie, je m’occupe des autres mais machinalement sans faire vraiment attention.
Quelle tristesse d’arriver à Pâques comme à un autre jour ! D’y arriver sans m’être aperçu que le temps avait passé. Comment profiter de l’été, si l’hiver ne m’a pas fait désirer les beaux jours ? Mais où trouver ce désir?
 
Trois fois, le tentateur vient trouver Jésus et trois fois, il lui propose la maîtrise de la création. Et trois fois Jésus refuse. C’est dans son premier refus que l’on sait où Jésus à fait croître son désir pour avoir la force de refuser les tentations. C’est parce qu’il sait que la Parole de Dieu nourrit. « L’homme ne se nourrit pas seulement de pain, mais de tout ce qui sort de la bouche de Dieu ». Dans le premier jardin, Dieu parlait à Adam et Ève, mais ils ne se sont pas suffisamment nourris à sa parole. Ils ont préféré écouter celle du serpent, quelle erreur !, on en paie encore les frais aujourd’hui... Si Adam et Ève ont mangé du fruit, c’est parce qu’ils ne connaissaient pas la volonté du Père.
 
Si Jésus répond non à Satan par trois fois, c’est parce qu’il LA connaît.
Et s’il la connaît, c’est parce qu’il écoute et médite sa parole.
  Comme Jésus, appuie-toi sur la Parole de Dieu pour devenir fidèle

Et moi, est ce que je connais la volonté du Père ? Comment m’approcher de lui pour connaître ce qu’il veut pour moi ? Et bien en profitant de ce temps de carême. Le carême ce sont quarante jours où l’on veille à reprendre du temps pour s’approcher de Dieu. Pour s’approcher de Lui, il existe les sacrements, dont l’eucharistie, il existe la prière dont la messe dominicale et il existe aussi la lecture de la Parole de Dieu. Ne soyons pas comme Adam et Ève qui écoutent le serpent, écoutons plutôt Dieu. En hiver, on est forcé de s’arrêter, de se mettre au rythme de la création. Quand les routes sont gelées, on ne sort pas. Eh bien ! pendant le carême mettons-nous au rythme du Créateur. Il veut que nous prenions du temps pour être à l’écoute de sa parole. Nourrissons-nous de son Évangile.
Je vous propose quelques pistes pour ce carême. Au lieu de mettre notre volonté dans des résolutions telles que, j’arrête de fumer, je ne mange plus de chocolat, je rentrerai plus tôt… des résolutions qui par ailleurs ont généralement un bonne raison d’être prise mais qui, parfois trop générales, permettent une première entorse qui deviendra ensuite quotidienne.
Je vous propose de mettre votre volonté, d’exercer à tenir votre volonté, dans une des résolutions que voici. J’en propose cinq. Si vous avez déjà choisi de quelle manière vous voulez vous approcher de Dieu pendant ces quarante jours, ne les écoutez pas. Mais si vous êtes encore indécis, alors c’est pour vous.
 
Signet du 1° Dimanche de Carême 20081°proposition : dire chaque jour un ou deux offices de la prière du jour et prendre le temps de méditer sur la parole de Dieu, quelques minutes en silence. Soit dans Magnificat, soit dans Prions en Église, soit en allant à l’Ancre et la Page, acheter un « Prière du temps présent », qui vous servira aussi pour les vêpres qui ont lieu après les conférences de carêmes ou pour les laudes qui précèdent la messe quotidienne que les chanoines célèbrent à 9h à la cathédrale.
 
2° proposition : lire un évangile par semaine.
Il y a en 4 : 4 semaines. Il faut compter environ 2h par évangile. Si c’est trop lourd, lire un évangile pendant le carême en se réservant la passion pour la semaine sainte.
 
3° proposition : lire l’évangile du dimanche en famille et partager dessus.
Demander à ses enfants, à son époux, à son épouse ce qu’ils ont aimé, quels mots ils retiennent, ce qui les choque, ce qui leur rappelle leur vie, quel visage de Dieu apparaît…
 
4° proposition : s’inscrire par mail pour recevoir l’évangile du jour.
En faire le mail prioritaire de la journée. Le lire en arrivant au boulot avant de lire les autres et prendre 5 minutes pour laisser le texte résonner en soi.
 
5° proposition : écouter attentivement les homélies de chaque dimanche car c’est déjà faire résonner en nous-même la parole de Dieu.
En fait celle-là marche encore mieux quand on a pris une des autres résolutions. Il peut donc y avoir un cumul des bonnes résolutions.
 
Pour nous motiver, j’aimerais vous citer saint Grégoire le Grand : « Apprendre le cœur de Dieu dans les paroles de Dieu ». Or ce carême sera vraiment joyeux si l’on accepte de consacrer du temps pour s’approcher du Seigneur en méditant sa parole. C’est la voie d’accès la plus sûre pour le connaître. Ne faisons pas de ce carême un hiver dur et triste, mais tachons d’en faire un hiver qui prépare Pâques.
 
Romain Houdusse, diacre
par Romain Houdusse publié dans : Homélies communauté : Communauté spirituelle
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Dimanche 10 février 2008
Homélie du Mercredi des Cendres 6 Février 2008
Année A


Homélie pour entrer en Carême: 
la "radieuse tristesse" de ces 40 jours
« Radieuse tristesse »
C’est par cette belle et énigmatique expression que nos frères orthodoxes saluent ces 40 jours du Carême qui commencent.
« Radieuse tristesse » : en français, on appelle cela un oxymore, c'est-à-dire une association de deux contraires logiquement incompatibles (comme ‘aigre-doux’ ou ‘clair-obscur’). Mais Dieu n’est-il pas justement dans l’union des contraires ?
« Radieuse tristesse » : on y entend d’abord la tristesse, en écho à la lecture du prophète Joël : « Revenez à moi de tout votre cœur, dans le jeûne, les larmes, et le deuil ! Entre le portail et l’autel, les prêtres iront pleurer : ‘pitié Seigneur pour ton peuple’… »
 
Impossible de rayer la tristesse de cette période de Carême sous prétexte que ce ne serait pas à  la mode, ou commercialement peu attractif !
Cette tristesse parcourt toute la Bible en fait.
         C'est celle de Marie-Madeleine pleurant sur ses nombreux péchés,
celle de David se couvrant de cendres en découvrant qu’il a commis un adultère et un meurtre,
la tristesse de l’enfant prodigue qui revient poussé par la faim,
ou encore la tristesse de Pierre qui s’entend dire par 3 fois : « M’aimes-tu ? »…
C’est notre propre tristesse, le front marqué de cendres, conscient de la conversion que nous avons à vivre...
 
Saint André de Crète a composé un très bel hymne qui est chanté par l’Eglise orthodoxe pendant le Carême. Olivier Clément l’appelle « le chant des larmes ». Il constitue une confession publique, dans un élan de sincérité religieuse absolue, après repentance.
« Viens donc, âme endurcie, revêtue de ta chair, confesse-toi au Créateur de toutes choses ; rejette loin de toi ton délire et offre à Dieu des larmes de pénitence.
Comme David, je suis tombé dans la folie. Et je me suis roulé dans la boue. Mais lave-moi, ô mon Sauveur, par mes larmes.
Ne t’abandonne pas au désespoir, ô mon âme. Médite la foi de la Cananéenne, dont la fille fut guérie par une seule parole de Dieu, et avec elle, crie du fond de ton cœur : ‘Fils de David, sauve-moi !’ » 
Ainsi s'exprime la liturgie orthodoxe dans le chant des larmes du Carême...
 
Mais cette tristesse est radieuse, parce qu’elle est déjà illuminée de l’évènement pascal.
De même qu’à Noël nous ne faisons pas semblant de faire naître l’enfant Jésus dans la crèche, car cela est accompli une fois pour toutes, de même pendant le Carême nous ne faisons pas semblant de vivre la Passion sans avoir déjà la force de la Résurrection en nous. Comme le dit Paul, il s’agit de « le connaître, lui, le Christ, avec la puissance de sa résurrection et la communion à ses souffrances, afin de parvenir si possible à ressusciter d’entre les morts » (Ph 3, 10). 
Dans cet ordre: la Résurrection d'abord (celle du Christ), puis la Passion, puis la Résurrection ensuite (la nôtre) !
Parce que nous sommes d’après Pâques, la tristesse du Carême est radieuse de cette promesse de vie déjà accomplie en Christ.
Les lamentations de la Semaine Sainte sont rayonnantes de la consolation pascale.
L’office des Ténèbres du Vendredi Saint lui-même est diaphane de la victoire du Christ sur le mal et la mort.
Une beauté intérieure illumine ces jours de tristesse, comme les premiers rayons de l’aurore illuminent l’au-delà de l’horizon courbe des marins alors qu’ils naviguent dans la nuit noire…
 
« Radieuse tristesse » : tristesse de mon exil, du gâchis que je fais parfois de ma vie ; radieuse espérance de retrouver par là même le désir de chercher Dieu, le goût de sa présence, la paix du domicile retrouvé…
« Radieuse tristesse » est donc bien le climat liturgique de ce Carême.
Les orthodoxes, explorant cette piste de l’union des contraires en Dieu, disent aussi : « douloureuse joie », car la joie de la renaissance passe par les douleurs de l’enfantement, ou encore : « triste clarté » car la clarté de Pâques dévoile des ombres de mon existence que je découvre alors avec tristesse, au moment même où elles sont dissipées… 

Une traduction musicale de cette étonnante tristesse pourrait s'entendre dans l'oeuvre d'Arnold Schoenberg : la "nuit transfigurée", (cf. ci-dessous): un pèlerinage nocturne magnifique à travers l'épreuve d'un couple qui réussit à surmonter la nuit de sa désunion...


Nuit transfigurée,
triste clarté,
douloureuse joie ...: 
que ce Carême nous donne d’expérimenter la radieuse tristesse des enfants de Dieu que nous sommes, pécheurs et aimés, pardonnés et encore en chemin vers la liberté parfaite…
 
Amen !
Père Patrick BRAUD

Lecture du livre de Joël (II, 12-18)

Parole du Seigneur : « Revenez à moi de tout votre cœur, avec jeûnes, des pleurs et des lamentations ! Déchirez votre cœur et non pas vos vêtements, et revenez vers le Seigneur, votre Dieu ; car il est compatissant et miséricordieux, lent à la colère, riche en fidélité et renonçant au châtiment. Qui sait ? Il pourrait se raviser et renoncer au châtiment, et laisser après lui une bénédiction : ainsi vous pourrez offrir un sacrifice au Seigneur votre Dieu. Pour le Seigneur votre Dieu, sonnez du cor dans Jérusalem, prescrivez un jeûne sacré, convoquez une réunion solennelle ; rassemblez le peuple, convoquez l'assemblée, réunissez les vieillards, rassemblez les enfants et les nourrissons à la mamelle ! Que le nouvel époux quitte sa chambre et la jeune épousée son pavillon nuptial ! Qu'entre le vestibule et l'autel, pleurent les prêtres, ministres du Seigneur, et qu'ils disent : Epargne ton peuple, Seigneur, ne livre pas ton héritage à l'opprobre pour qu'il devienne la fable des nations ; pourquoi dirait-on parmi les païens : Où donc est leur Dieu ? » Et le Seigneur s'est ému en faveur de son pays, il a eu pitié de son peuple.

par Patrick BRAUD publié dans : Homélies communauté : Communauté spirituelle
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Dimanche 3 février 2008
Homélie du 4ème Dimanche Année A 
3 Février 2008
 
Octobonheur
 
Jésus, gravit la montagne, comme Moïse monte au Sinaï. Il va donner la nouvelle Loi au peuple de l’Alliance. Va-t-il redonner 10 commandements ? Non, il donne 8 Béatitudes. 
en marche pour le sommet du mont des Béatitudes (3178m)
8 : c’est le chiffre de la Résurrection (car le Christ est ressuscité le Dimanche, c’est-à-dire  le 8° jour juif). Les Béatitudes sont donc la charte du Monde Nouveau, du monde de la Résurrection, charte qui va bien au-delà du respect de la Loi et de ses 10 commandements.
 
L’annonce centrale est la "déclaration de bonheur" : heureux êtes-vous.
Qui d’entre vous a envie d’être heureux ? Évidemment tout le monde, petit ou grand, jeune ou vieux, a envie d’être heureux. C’est sans doute la soif la mieux partagée au monde. Mais interrogez chacun sur l’idée qu’il se fait du bonheur, et vous verrez que nous en avons tous des idées assez différentes.
Pour certains c’est d’abord l’harmonie avec soi-même ; pour d’autres c’est la vie de couple et de famille. Pour d’autres encore c’est l’épanouissement professionnel, ou bien la vie associative ou politique etc.…
 Le Christ ne renie pas cette multiplicité d’approches du bonheur. Il ne nous donne pas une façon d’être heureux, mais 8. Et en fait quand on regarde bien ces 8 Béatitudes, on constate quelles sont d’abord un portrait grandeur nature du seul Bienheureux qui les a vécues toutes à fond : le Christ.

La Croix à huit branches.

Seul le Christ est réellement pauvre de cœur pour s’en remettre entièrement à son Père jusqu’au bout.
Seul il est doux et humble en refusant d’utiliser la violence et la puissance qu’il détient pourtant.
Seul il est miséricordieux jusqu’à pardonner sur la Croix.
Il pleure sur l’humanité blessée d’amour ;
il a faim et soif de la justice entre les hommes ;
il est le seul à avoir véritablement le cœur pur devant Dieu,
à être un véritable artisan de paix entre tous et avec Dieu,
à accepter d’être persécuté et rejeté à cause de la justice.
 
Mais cet unique bonheur du Christ, Dieu nous donne gratuitement d’y participer dès maintenant. Comme l’unique lumière du soleil qui se diffracte dans toutes les couleurs de l’arc en ciel.
Nous ne pouvons sans doute pas les vivre toutes les 8 Béatitudes à la foi. Mais nous pouvons découvrir qu’il y en a une qui est faite pour chacun en ce moment. Et d’ailleurs cela peut changer tout au long d’une vie : tantôt c’est la joie de l’engagement pour la justice, tantôt c’est la joie de communier à l’intimité de ses frères jusqu’à pleurer avec eux, tantôt c’est la joie du pardon, pardon donné et reçu… Ces béatitudes ne sont par au-dessus de nos forces : elles nous guident une à une vers l’identification au Christ, le véritable bienheureux, qui veut nous faire goûter dès maintenant ce qui sera un jour notre joie éternelle après la mort.
 
Car regardez, la déclaration de bonheur est au présent. Le Christ ne dit pas : ‘vous serez heureux plus tard’, il dit : ‘Heureux êtes-vous dès maintenant les pauvres de cœur’. 
Regardez votre vie. Quels sont les moments où vous avez frôlé cette joie profonde, cette joie intense dont parle le Christ ? Examinez intérieurement votre existence, et vous verrez, que ce sont souvent des moments un peu paradoxaux : pas forcément les grandes exaltations enivrantes. 
C’est quelquefois le bonheur profond de faire confiance à un Autre : Dieu, son conjoint, ses enfants, c'est-à-dire la pauvreté d’un cœur qui reconnaît avoir besoin des autres pour vivre et qui leur font confiance. 
C’est parfois la main de quelqu’un que l’on tient au moment où il traverse une épreuve difficile : on sent alors une communion très intense, quasi-physique, qui annonce quelque chose de très grand. Alors que c’est apparemment un moment de tristesse, la force de cette compassion annonce une communion plus forte que les joies superficielles et rapides qui nous fascinent parfois.
 
Que chacun s’exerce aujourd’hui pour découvrir quelle est la Béatitude que le Seigneur l’appelle à vivre dès maintenant.
 
Pour terminer, je voudrais juste vous témoigner du bonheur d’être miséricordieux. C’est un vrai bonheur dont nous prêtres, sommes souvent témoins, notamment dans le sacrement de Réconciliation, où nous voyons des gens recevoir de Dieu la capacité de pardonner ensuite à ceux qui leur ont fait du mal.
Je me souviens d’une femme qui avait mille et une raisons d’en vouloir à un homme. Elle était paralysée à son contact. Elle était prisonnière du piège du mépris, puis de la haine, de l’indifférence, stratégies pour éviter de souffrir…
Vient le sacrement de Réconciliation, où je lui donne comme pénitence de traduire par un geste qu’elle ne refuse pas à son agresseur le pardon qu’elle-même a reçu de Dieu. Elle va le voir avec un beau livre sur la mer et les bateaux car c’est la passion de cet homme.
Elle revient me voir rayonnante, en disant : ‘Jamais je n’aurai cru pouvoir le faire. Maintenant, je suis en paix avec mon passé. Je ne traîne plus cette blessure comme un boulet et je peux le croiser, travailler avec lui, sans que les larmes me montent au visage...’
 
Heureux les miséricordieux.
Heureux êtes-vous si vous laissez une des 8 Béatitudes d’aujourd’hui vous rejoindre, vous surprendre, vous transfigurer de l’intérieur...
 
Amen.
P. Patrick BRAUD

Mt 5, 1-12a
Quand Jésus vit la foule, il gravit la montagne. Il s'assit, et ses disciples s'approchèrent. Alors, ouvrant la bouche, il se mit à les instruire.
Il disait : « Heureux les pauvres de coeur : le Royaume des cieux est à eux ! Heureux les doux : ils obtiendront la terre promise ! Heureux ceux qui pleurent : ils seront consolés !
« Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice : ils seront rassasiés ! Heureux les miséricordieux : ils obtiendront miséricorde ! Heureux les coeurs purs : ils verront Dieu !
« Heureux les artisans de paix : ils seront appelés fils de Dieu ! Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice : le Royaume des cieux est à eux ! Heureux serez-vous si l'on vous insulte, si l'on vous persécute et si l'on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. Réjouissez-vous, soyez dans l'allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux ! »
par Patrick BRAUD publié dans : Homélies communauté : Communauté spirituelle
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