Cathédrale Angoulême

regroupant les églises suivantes:les bienheureux du purgatoire sur la façade de la cathédrale d'Angoulême (12° siècle)
St Pierre (cathédrale) / St Ausone / St André / St Martial
et Notre Dame d'Obezine / chapelle de Beaulieu (plan de la ville)
Nous fêtons aujourd'hui
Cliquez ici pour des infos sur les saints du jour à fêter

Inscrivez-vous (ou vos amis) à la newsletter bi-mensuelle en rentrant votre adresse e-mail dans la case NEWSLETTER
MERCI de réagir aux articles en laissant un COMMENTAIRE (lien en bas de l'article)
Pour nous écrire:
cathedrale16[at]yahoo.fr 
Pour trouver un article, tapez un mot-clé dans la case "RECHERCHER" ... et laissez votre griffe sur le "Livre d'Or" ! 
NOUVEAU ! Allez visionner les dernières vidéos d'actualité en cliquant sur le lien correspondant en haut à droite (4 vidéos nouvelles par jour...) !
Retrouvez les versions audio des dernières homélies du P. Braud sur
RCF / Radio Accords 16 le Dimanche à 8h30. Vous pouvez maintenant "podcaster" ces homélies !

Fêtes de N.D. de Fatima les 17-18 Mai à St André / repas paroissial à l’école de l’Enfant Jésus Dimanche 18 mai à 12h
Dimanche 17 juillet 2005

Homélie du 15° Dimanche A   10/07/05

Quand je prépare un baptême, je demande toujours aux parents : "Comment s'est passé l'accouchement ?" C'est la jeune maman qui répond, et le plus souvent c'est une réponse positive du genre : "Comme une lettre à la poste. Ça donne envie d'en faire un deuxième!".
Mais il y a parfois d'autres réponses, entrecoupées de silence : "Ça a été difficile. Ou très long. Il a fallu me recoudre. Ils ont été obligés de prendre les forceps." Les yeux brillants, en se tournant vers le landau, ces mamans ajoutent ensuite : "Quand on voit ce qu'on tient dans les bras maintenant, je me dis que ça en valait la peine, même si ça reste un mauvais souvenir." Le jeune papa qui a été présent presque toujours lors de l'accouchement, ne dit rien, mais on sent que la souffrance de sa femme l'a touché et laissé quelque peu désemparé.

Saint Paul avait-il été sage-femme à l'hôpital de Jérusalem dans les années 30 ?
À écouter ce passage de la lettre aux Romains (8,18-23) on croirait bien qu'il nous décrit une séance d'accouchement !
"Nous passons par les douleurs d'un enfantement qui dure encore"
C'est donc qu'il y a des douleurs positives, lorsqu'elles sont annonciatrices de renaissance.
Pas n'importe quelles douleurs, car il en est de destructrices, d'inutiles. Mais celle d'une femme en travail d'engendrement.

"Nous aussi nous crions notre souffrance : nous avons commencé par recevoir le Saint-Esprit, mais nous attendons notre adoption et la délivrance de notre corps" écrit St Paul, décidément très au courant de la Maternité du Saint-Esprit…

Rappelez-vous les douleurs que vous avez déjà traversées, et qui se sont révélées à posteriori comme le passage obligé vers une nouvelle étape de votre vie. Les grossesses et les accouchements pour vous Mesdames (j'ai une nièce obligée de rester allongée, en arrêt de travail pendant les 6 derniers mois de grossesse…)
Peut-être le Service Militaire pour vous autrefois Messieurs; au moins pour les anciens le Maquis et la Résistance pour arriver à la libération en 1945…

Plus simplement, les temps de préparation d'examens et de diplôme.
quel boulot pour faire son trou!
En prépas, Math Sup et Math Spé, on nous appelait les "taupins".
Car préparer les concours, c'est faire comme la taupe : s'enfouir sous le sol, creuser sa galerie avec obstination sans rien voir du résultat, pour déboucher enfin à la lumière.
Eh bien, il y a bien des périodes où il nous faut redevenir taupes : accepter un travail, un effort pénible, pendant un certain temps, pour renaître à une autre étape.
En ce sens, Paul est certainement notre taupe-modèle!
Après sa conversion, il est passé par le désert trois ans, il s'est formé, a médité, s'est transformé avant de devenir le prédicateur célèbre.
Et sa mort à Rome, décapité sur la route allant à Ostie, a dû être son dernier travail d'enfantement : se préparer à donner sa vie, passer par la décapitation, pour rejoindre la vie éternelle.

"Taupe-là!" pourrait-on dire comme les marchands :
accepte courageusement les douleurs d'un travail sur toi qui te conduira à la liberté.
Ce peut être la décision d'une cure de désintoxication pour un alcoolique ou un fumeur drogué.
Ce peut être un suivi psychologique pour quelqu'un qui a besoin de retrouver la paix, de surmonter une dépression…
Ce peut être une réorientation professionnelle qui passera par une nouvelle formation exigeante et ardue.
C'est la préparation des concours, des examens, des diplômes pour les étudiants.

Bref, il vaut mieux se méfier des charlatans qui vous proposent une péridurale spirituelle où, disent-ils, vous deviendrez un être nouveau sans travail, sans effort, sans peine.
Méfions-nous tout autant de ceux qui voudraient glorifier la souffrance en général sous prétexte qu'il en est de constructives.
Faisons plutôt confiance comme Paul au travail de l'Esprit-Saint en nous :
il nous rabote, il nous fait gémir, il nous décape, mais c'est pour former le Christ en nous.
C'est pour engendrer en nous l'Homme nouveau, c'est pour accoucher d'une vie nouvelle, éternelle.

Quel est en ce moment le travail que l'Esprit nous demande ?
Quelles sont vos constructions spirituelles ?
Comment vous préparez-vous à "perdre les eaux" le moment venu ?
Pour certains, c'est se préparer au dernier départ et d'y préparer sa famille.
Pour d'autres, c'est d'accepter de devenir beau-père, belle-mère, ou grands-parents.
Pour d'autres encore, c'est le courage d'une décision importante, coûteuse mais pleine de promesse…


"Seigneur, n'arrête pas le travail de tes mains" dit un psaume.
Les mains de Dieu sont les mains d'une sage-femme :
qu'il nous travaille, pour accoucher sans cesse de nous-mêmes,
parfois à travers les douleurs de l'enfantement.

Amen.
P. Patrick BRAUD
par Patrick Braud publié dans : Homélies
commentaires (1)    recommander
Mardi 15 mars 2005
Homélie du 2° Dimanche de Carême Année A 20/02/05

Nous pouvons lire dans la Transfiguration du Christ la valeur et la densité de nos propres transfigurations.
Eh oui, nous aussi, chacun de nous - si nous y regardons bien - nous avons dans notre vie des petits Mont Thabor - ou des grands - des moments si clairs et si forts que rien n'en efface la trace, même le doute et l'épreuve après coup.


nos éblouissements...Réfléchissez : le sentiment fugitif de l'évidence de l'amour, de l'évidence de Dieu n'est sans doute pas étranger à votre histoire.
Un peu comme le navire qui, se battant contre une mer agitée, distingue soudain, au sommet d'une vague plus forte que les autres, le temps d'un éclair, la jetée du port qu'il faut rejoindre, ou l'éclat lumineux d'un phare qui commande le passage.
Vision si fugitive et si brève qu'une fois l'élan retombé on écarquille les yeux en se demandant si on n'a pas rêvé.
Mais vision fulgurante qui nourrit l'espoir et le combat dans la nuit.

La Transfiguration avant la Passion, c'est cet extraordinaire moment de lumière donné pour vivre la nuit ordinaire.

En préparant avec des jeunes leur mariage, j'ai toujours été frappé de la trace qu'ils portaient quelque part en eux d'un événement fondateur, d'un moment privilégié, d'un éblouissement qui les aidait à tenir bon. Et plus encore, en préparant des anniversaires de mariage - 30 ans, 40 ans, noces d'or! - j'ai été impressionné par la mémoire toujours présente de ces grands moments de la vie de couple où il s'est passé quelque chose ; je revois encore mes grands-parents quand ils parcouraient ainsi les grands moments de leur vie commune :
"tu te souviens ?" disait autrefois mon grand-père, et ma grand-mère répondait simplement "oui".
Et leur communion de regard et de silence en disait long.

Dans la vie professionnelle également, beaucoup pourraient témoigner de ces intuitions très fortes où l'on sent que l'on est dans la bonne direction, à sa vraie place.
Je pense par exemple à un ami qui, au lieu de choisir une carrière tranquille, choisit d'essayer de sauver l'entreprise familiale.
Je pense à ce cadre, haut responsable, qui accepte de partir sur le terrain pour trouver les emplois qui compenseront la fermeture d'une usine, ou au neveu qui préfère partir au Mexique avec la Délégation Catholique à la Coopération plutôt que d'aller à New York pour un poste financier juteux. Malgré toutes les difficultés rencontrées, une certitude du cœur les habite, qui s'enracine dans quelques moments de lumière.

Vie de couple, de famille, responsabilité professionnelle : l'éblouissement du Christ en gloire nous traverse tout entiers, jusque dans notre relation à Dieu lui-même.

Dans un livre qu'il faut absolument lire, Jean-François Six raconte comment Dieu est capable de retourner une vie en un instant.
Son livre s'intitule : "Dieu cette année-là".
Cette année-là, c'est 1886.
Et 1886, c'est l'année des martyres de l'Ouganda, de la conversion de Charles de Foucauld, de Paul Claudel, de Thérèse de Lisieux et de Maurice Blondel.
Quand ces témoins racontent, ils situent l'origine de leur aventure spirituelle et sont souvent capables de dire : "tel lieu, telle rencontre, telle date précise".
Pour le jeune Charles de Foucauld, ce fut la rencontre avec l'abbé Huvelin, dans son confessionnal en octobre 1886 dans l'église St Augustin, à Paris.
Pour Thérèse, ce fut au retour de la messe de Minuit chez elle à Lisieux.
Cette même nuit de Noël - pour laquelle décidément Dieu a eu le coup de foudre - Paul Claudel est bouleversé. Il est à Notre Dame de Paris, et il précise : "près du second pilier à l'entrée du chœur à droite du coté de la sacristie. Et c'est alors que se produisit l'événement qui domine toute ma vie. En un instant, mon cœur fut touché et je crus. Je crus d'une telle force d'adhésion, d'un tel soulèvement de tout mon être, d'une conviction si puissante que depuis, tous les livres, tous les raisonnements, tous les hasards d'une vie agitée n'ont pu ébranler ma foi."
Interrogez ceux et celles qui se sont lancés dans une aventure spirituelle - sans que l'on voie pas très bien de l'extérieur pourquoi ils s'y sont lancés - et ils vous raconteront souvent quelque part dans leur passé un Mont Thabor, une lumière qu'ils ont vu une fois. Et une fois suffit pour se mettre en route, comme Abraham, pour partir avec la seule certitude de cette rencontre ineffable.

Alors commence vraiment le chemin de conversion. Car c'est seulement en redescendant dans la plaine, à l'image de Pierre Jacques et Jean, qu'on vérifie si c'était une illusion ou une vraie rencontre. (// couple !) Nos transfigurations, ce sont des évènements, et souvent un événement apparemment banal, plus rarement un événement extraordinaire, mais toujours des évènements relus dans la foi, relus sans cesse, 10 ans, 20 ans, 50 ans après pour donner sens aux épreuves et aux obstacles qui nous envahissent comme la brume reprend possession de l'océan après la traversée lumineuse du phare.

La conversion n'est pas l'œuvre d'un instant, si beau, si fort soit-il. Elle à vivre toute notre vie durant, le Carême est là pour nous le rappeler. Car le véritable amour se vit dans la durée, non dans l'éblouissement d'un amour. Mais l'éblouissement nous est donné pour durer.

Dans cette eucharistie, demandons au Seigneur de nous ouvrir les yeux pour discerner les "Mont Thabor" dont il a jalonné notre route.
Sachons en rendre grâce.
Puissions-nous y revenir souvent pour leur rester fidèles.

Amen.

par PATRICK BRAUD publié dans : Homélies
commentaires (0)    recommander

Un peu d'histoire

cliquez ici pour revenir à la page d'accueil 

         
 

Recherche

Stats/ Traduction

depuis Septembre 2005
Web Counter visiteurs
Free Hit Counters pages vues
environ 13 000 visiteurs et 54 000 pages vues par mois actuellement
voila mon Google PageRank™
Pour traduire ces pages en anglais, en allemand ou autre, cliquez sur:
To translate these pages into English, in German or other, click on:
Um diese Seiten in Englisch, in Deutsch oder anderem zu übersetzen klicken Sie auf:


Traduction en anglais

Traduction en allemand

 

Images aléatoires

W3C

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
blog famille et enfants sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus