Peur de la confiance ou confiance dans les peurs
C’est paradoxal de mettre ainsi côte à côte nos peurs et la confiance, car si nous vivons de la confiance, nous ne craignons rien et si les peurs nous submergent c’est que nous avons du mal à faire confiance.
Comment ne pas le reconnaître ? Nous sommes habités par
de multiples peurs toutes liées à notre fragilité, à notre vulnérabilité, parfois à des évènements de notre histoire ; et il est salutaire d’avoir peur car c’est un signal qui réveille notre
vigilance face à des obstacles quels qu’il soient. L’aventure humaine est traversée de peurs surmontées. Mais demeurent toujours celles liées aux échéances et aux difficultés de fond : peur
de la mort, du jugement, peur de la solitude, peur de la perte du sens, peur de l’aventure inconnue, peur du handicap et de la maladie…
La marche sur les eaux de Jésus et de Pierre est un signe donné que les forces de mort sont vaincues (les eaux étaient le lieu de la mort) ; Jésus figure ainsi Celui qui domine les forces de mort et la vie. Lors de sa Passion, Il traversera tous les tourments et angoisses de tous les hommes, et c’est pourquoi Il est abandonné (Il le savait et l’avait annoncé d’avance aux siens). Mais Sa confiance au Père n’est pas entamée.
Pierre, en coulant, pousse le cri que chacun aurait eu « Seigneur sauve-moi ! » Dans son angoisse, il n’est plus que ce cri, attendant d’être
secouru.
Comment recevoir ce texte comme une bonne nouvelle qui nous est dite de la part de Dieu : « que tu aies peur, ce n’est pas étonnant, mais fais-moi confiance et je t’indiquerai un chemin de vie. »
Ici, il y a une distinction à opérer entre les optimistes invétérés qui rebondissent malgré toutes les épreuves, et ceux qui donnent leur confiance au Seigneur, sachant ce qui les paralyse, les retient, les diminue. Traverser nos peurs de sa confiance est une des marques de la foi.
Serge RICAUD
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Angoulême (Charente)
regroupant les
églises suivantes:


Sa pâque comme le grand signe de l’amour de Dieu, nous ne disons rien d’autre que cela. En se livrant jusqu’au bout,
« l’Amour » a porté et porte le fardeau de tous les hommes de tous les temps. Impossible à imaginer tant nos esprits et nos cœurs sont limités, mais il est bon que nous soyons
contraints de laisser l’imagination à la porte. Le relais doit être pris par l’Esprit de Dieu manifesté tout au long de l’itinérance de Jésus jusqu’à sa mort sur la croix : c’est Lui,
l’Esprit, et non pas nous, qui peut nous donner d’éprouver le fardeau léger.





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