les bienheureux du purgatoire sur la façade de la cathédrale d'Angoulême (12° siècle)regroupant les églises suivantes:
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Visites ‘spirituelles’ de la Cathédrale d'Angoulême par P. Braud ou R. Houdusse : Mercredi-Jeudi-Vendredi à 18h en Juillet-Août
Lundi 25 août 2008

Peur de la confiance ou confiance dans les peurs

 

C’est paradoxal de mettre ainsi côte à côte nos peurs et la confiance, car si nous vivons de la confiance, nous ne craignons rien et si les peurs nous submergent c’est que nous avons du mal à faire confiance.

 

faire confiance: la clé pour vaincre ses peursComment ne pas le reconnaître ? Nous sommes habités par de multiples peurs toutes liées à notre fragilité, à notre vulnérabilité, parfois à des évènements de notre histoire ; et il est salutaire d’avoir peur car c’est un signal qui réveille notre vigilance face à des obstacles quels qu’il soient. L’aventure humaine est traversée de peurs surmontées. Mais demeurent toujours celles liées aux échéances et aux difficultés de fond : peur de la mort, du jugement, peur de la solitude, peur de la perte du sens, peur de l’aventure inconnue, peur du handicap et de la maladie…

 

La marche sur les eaux de Jésus et de Pierre est un signe donné que les forces de mort sont vaincues (les eaux étaient le lieu de la mort) ; Jésus figure ainsi Celui qui domine les forces de mort et la vie. Lors de sa Passion, Il traversera tous les tourments et angoisses de tous les hommes, et c’est pourquoi Il est abandonné (Il le savait et l’avait annoncé d’avance aux siens). Mais Sa confiance au Père n’est pas entamée.


Pierre, en coulant, pousse le cri que chacun aurait eu « Seigneur sauve-moi ! » Dans son angoisse, il n’est plus que ce cri, attendant d’être secouru.

Comment recevoir ce texte comme une bonne nouvelle qui nous est dite de la part de Dieu : « que tu aies peur, ce n’est pas étonnant, mais fais-moi confiance et je t’indiquerai un chemin de vie. »

 

Ici, il y a une distinction à opérer entre les optimistes invétérés qui rebondissent malgré toutes les épreuves, et ceux qui donnent leur confiance au Seigneur, sachant ce qui les paralyse, les retient, les diminue. Traverser nos peurs de sa confiance est une des marques de la foi.

                                                                                               Serge RICAUD

par Serge RICAUD publié dans : Pour réfléchir communauté : Communauté spirituelle
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Lundi 14 juillet 2008

Edito

 

Gaspillage ou autre mesure ?

 

A l’heure de la rentabilité, de l’efficacité, et aussi de l’écologie, cette parabole peut choquer : quel est ce semeur qui en met partout ? Et quelle visée il poursuit à répandre aussi largement ce qui est donné comme promesse de moisson ? Il est légitime de se poser ces questions.

 

Mais noue en faisons l’expérience : lorsque nous entrons dans cette logique et ces perspectives nous risquons de dériver dangereusement vers le moralisme et la culpabilité, les différents terrains de la parabole étant qualifiés et appliqués aux auditeurs de la Parole ; quand bien même nous introduisons ce correctif qu’en chaque être humain il y a tous les terrains, il est fréquent de se dire : il nous faut donner la bonne terre, aussi travaillons en ce sens.

 

Peut-être y a-t-il un autre fil à tirer : la profusion est un trait de Dieu qui est riche en tendresse, en amour, en miséricorde ; il ne compte ni ne calcule mais donne encore et encore. Ainsi de Sa Parole.


Nous est-il arrivé de nous étonner de ceci : cette Parole dont les évangiles sont la trace poursuit son œuvre dans le cœur des croyants, et cela depuis des siècles ! Elle n’en a pas fini de mettre en route, de révéler, d’encourager, de surprendre, de dérouter, de susciter, de faire naître et grandir. La lettre aux Hébreux affirme qu’elle est « plus incisive qu’un glaive à deux tranchants, et pénètre jusqu’à la moelle des jointures… » 

 un épi produit 30, 60, 100 fois plus !

Loin des calculs et des évaluations dont notre monde est friand et coutumier, la Parole de Dieu poursuit son œuvre en tous lieux et temps et dans les cœurs qui s’y ouvrent. Qui n’a pas reçu l’évangile de telle ou telle personne dont on n’attendait rien ? Ingrid Betancourt bénissait ses ennemis dans sa captivité « et l’horreur disparaissait » témoigne-t-elle tout simplement…

Serge Ricaud, curé de Bouliac (Gironde)  

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Lundi 7 juillet 2008

Edito

 

Encore un paradoxe de l’évangile !

 

Que de paradoxes dans l’évangile et qui, parfois, nous laissent perplexes tant notre esprit a du mal à articuler plusieurs logiques et nos cœurs sont lents à comprendre comme ceux des marcheurs de la route d’Emmaüs.

 

« Mon fardeau est léger » affirme Jésus ; on a très envie de lui répondre : est-ce un fardeau, et dans ce cas il est lourd (ce que Jésus sait qui le dit à l’adresse de ceux qui peinent) ou bien il est léger, et alors ce n’est pas un fardeau.

En fait, comme en bien d’autres occasions, il nous faut creuser plus profond pour comprendre. Si Jésus invitait à se charger d’un fardeau lourd, il ne pourrait pas dénoncer ailleurs avec violence ceux qui, sûrs de leur orthodoxie et gonflés de leur stature « font peser sur les autres des fardeaux qu’ils ne remuent eux-mêmes du doigt » (Mt 23,4). Il importe de prendre au sérieux sa parole « mon fardeau » (c’est le sien) est léger, c’est pourquoi Il peut le proposer. C’est Lui qui le soulève le premier par amour ; quand nous chantons Sa pâque comme le grand signe de l’amour de Dieu, nous ne disons rien d’autre que cela. En se livrant jusqu’au bout, « l’Amour » a porté et porte le fardeau de tous les hommes de tous les temps. Impossible à imaginer tant nos esprits et nos cœurs sont limités, mais il est bon que nous soyons contraints de laisser l’imagination à la porte. Le relais doit être pris par l’Esprit de Dieu manifesté tout au long de l’itinérance de Jésus jusqu’à sa mort sur la croix : c’est Lui, l’Esprit, et non pas nous, qui peut nous donner d’éprouver le fardeau léger.

 

Qui n’a pas déjà rencontré des croyants abreuvés d’épreuves humaines, et qui, pourtant, sont habités d’une louange qui fait signe ? Ils ont compris dans tout leur être qu’il en allait de la crédibilité de l’évangile !

Serge Ricaud, curé de Bouliac (Gironde)  

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